À cet effet, un atelier réunissant toutes les parties prenantes a été organisé à Douala, afin de valider les travaux effectués par des experts des différents Pays concernés. Le but étant de rapprocher les universités en zone Cemac du marché de l’emploi, et d’établir des mutations faciles aux différents étudiants.
Engagé en Juillet 2024, les travaux de réforme du Système Licence-Master-Doctorat de la zone Cemac par des experts, connaitront un dénouement à Douala. D’après le Pr Fulgence Likassi-Bokamba qui s’est exprimé au micro de Wing Press Afrca, “les ateliers organisés visent à valider les résultats proposés par les différentes parties prenantes, afin de mettre à niveau le système LMD de la zone CEMAC, qui connaissaient jusqu’alors des difficultés à s’adapter aux exigences internationales, et de contextualisation des formations”.
Lesdits travaux qui ont impliqué des descentes sur le terrain, ont été engagés sous les recommandations de la conférence des recteurs des universités et des centres de recherches de la zone Cemac, avec pour but de rapprocher les enseignements supérieurs du marché de l’emploi. Ces travaux faisaient suite à des diagnostics des Systèmes d’Enseignement Supérieurs (SES) en 2021, qui montraient que les différents états de la Cemac n’étaient pas au même niveau sur le plan des formations supérieurs.
L’atelier de restitution des travaux à Douala
La commission de la CEMAC a organisé au Cameroun, un atelier de restitution et de validation des résultats de l’évaluation de l’état de la mise en œuvre du système LMD dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche de ses Etats membres. L’évènement qui a débuté le 23 janvier à Douala, réunissait les Représentants des Ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique des Etats membres de la CEMAC, les Coordonnateurs du Comité sous-régional chargé de conduire l’évaluation, les Points focaux, experts de la Cellule Technique Communautaire « LMD », les Points focaux, experts du Groupe Technique Communautaire «Recherche », le Directeur Général de l’ISSEA, le Directeur de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Formation professionnelle de la Commission de la CEMAC, et des facilitateurs, experts-évaluateurs.

Dans son discours, M. Fulgence Likassi-Bokamba qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux, a fait savoir qu’il ne s’agit pas d’un simple exercice intellectuel, mais d’une évaluation de l’état de mise en œuvre du système LMD de l’espace CEMAC, dont le but est de mesurer les avancées ou acquis et d’identifier les insuffisances ou les renforcements nécessaires, ainsi que les structures capables d’assurer ces renforcements, en vue d’amener l’ensemble des Universités, Organismes de recherche et Institutions Spécialisées de Formation de la Communauté : à améliorer la dimension professionnelle des formations, par le rapprochement durable des établissements d’enseignement supérieur au marché de l’emploi ; à permettre le rapprochement des systèmes d’enseignement supérieur des Etats membres, véritable outil par excellence de l’intégration régionale ; et enfin, à avoir les mêmes référentiels, facilitant ainsi la mise en œuvre des règles de mobilité prescrites au sein de la Communauté.
L’état des lieux des formations supérieures en Afrique centrale
D’après l’énoncé fait par M. Likassi-Bokamba, “La question majeure pour les pays membres de la CEMAC dont les diplômés du supérieur sont confrontés au fléau du chômage, devenu quasiment endémique, dans un environnement où tout est à construire, a constitué le signe évocateur du dysfonctionnement interne dans la mise en œuvre du système LMD. Au niveau régional, les signaux ont été donnés par la difficulté d’insertion interuniversitaire des étudiants en milieux de cycles.
Le Commissaire du Département de l’Education, de la Recherche et du Développement Social, chargé des droits de l’Homme et de la Bonne Gouvernance à la Commission de la Cemac, a ajouté que “Ces faits observés ont suggéré qu’on a été en face d’une simple transposition de l’ancien système dans un format LMD, avec des parcours de formation organisés en semestres, sans appropriation des objectifs de ce système académique. Il en a résulté des variations très fondamentales d’un pays à un autre ; et au sein d’un même pays, d’un établissement à un autre, d’une entité universitaire à une autre”.
Billy Kolla













