L’événement a débuté hier sous le couvert du ministère des Post et Télécommunication, représenté par le délégué régional du Littoral à Douala. AI4AFRICA réunit des centaines de participants, avec une dizaines d’expert venus de plusieurs pays, pour deux jours de conférences, ateliers pratiques, réseautage et des perspectives pour des industries.
Nyanga Solution dirigé par l’experte en intelligence artificielle Ervane Tchoumi, a lancé la toute première édition d’un évènement qui permettra désormais une réflexion profonde et des actions concrète, en vue de tropicaliser l’Intelligence Artificielle en Afrique. La première édition de Artificial Intelligence For Africa (AI4AFRICA), a débuté ce Lundi 09 Juin à Douala et se termine le 10, sur le thème : “Démocratiser les connaissances et les opportunités liées à l’IA en Afrique”. La cérémonie officielle de lancement qui a eu lieu au Krystal Palace dans le 1er arrondissement de la ville, a connu la présence de plusieurs participants et experts venus de plusieurs pays d’Afrique. Selon Danielle Timmins, paneliste venu de l’Afrique du Sud, “Il est important de repenser une Intelligence Artificielle adapté aux besoins et à la culture africaine”. La fondatrice de Freerange Creatives, a pris pour exemple des systèmes d’intelligence artificielle sud-africaines qui prennent en compte les langues locales.

AI4AFRICA Ignition 2025 à Douala
Au micro de Wing Press Africa, la promotrice Ervane Tchoumi, a expliqué qu’il faut démocratiser les connaissances de l’IA, parce que c’est un effet de mode de parler de l’intelligence artificielle. “pour éviter ce que j’appelle, l’illettrisme syncrétisé”. “Nous démocratisons parce que pour former, il faut d’abord que les gens comprennent de quoi il est question. L’intelligence artificielle n’est pas seulement des assistants que nous connaissons comme TchatGpt, Copilote, etc., il y a des données derrière, il y a de l’infrastructure, etc.…”, a-t-elle expliqué.
Elle a également précisé qu’il n’y a que 4% des données africaines qui sont disponibles pour l’intelligence artificielle, lesquelles données seraient mieux exploitées par les africains si les connaissances étaient démocratisées. “Si nous démocratisons ces connaissances pour que ce soit ouvert à tous, nous aurons la possibilité de collecter nous-mêmes ces données, de décider de ce que nous en ferons. On a perdu la révolution technologique, on ne vaut pas perdre la révolution numérique”.
Le Délégué régionale Post et Télécommunications pour le Littoral face à la presse
“Notre souhait, c’est qu’il y ait une intelligence proprement Africaine, qui tiendra compte de nos réalités, car, cette intelligence artificielle est un levier de développement de notre pays” Nous devons faire de l’intelligence artificielle, une activité purement africaine, et que l’on doit faire des efforts pour que les africains se l’approprie, pour accélérer le développement.
Selon M. Nwaha Iba, Il faut d’abord résoudre le problème de l’infrastructure nécessaire au développement de l’intelligence artificielle, et que cela se retrouve partout, et de manière permanente. Il faut également des spécialistes qualifiés pour accompagner les africains dans la mise en place de l’infrastructure de l’intelligence artificielle en Afrique. Surtout que la plupart des plates-formes développés sont en occident, et ne tiennent pas compte des réalités africaines.













