Depuis la reprise fin 2020 des services de Remorquage du PAD des mains de l’espagnol Boluda Corporation, les chiffres générés par la RDR S.A, sont allés grandissants année après année. La Régie du Remorquage (RDR S.A) filiale du Port Autonome de Douala, après 5 années d’exercice affiche particulièrement une croissance économique largement au dessus de son prédécesseur, et plus généralement, devient l’un des maillons forts de la communauté portuaire du Cameroun.
En 17 ans d’exploitation des Services de Remorquage du PAD, Boluda Cameroun, filiale du groupe espagnol Boluda Corporation Maritima n’a fait entrer que 7,6 milliards dans les caisses du Port Autonome de Douala. Après la reprise en 2020, la Régie du Remorquage, filiale du PAD, a fait entrer plus de 5 milliards de Redevances des Services de Remorquage au PAD, entre 2021 et 2025.
Sur la même période de 5 ans, les impôts et taxes cumulés versés au Trésor public par la RDR S.A. s’élèvent à 4,879 milliards. Ces chiffres publiés lors de la célébration des 5 années d’existence de la Régie du Remorquage, créée pour gérer les services éponymes, traduisent d’après son Directeur, la capacité du PAD à transformer une activité historiquement déficitaire en source régulière de recettes budgétaires.

Au delà de la croissance financière, un levier de compétitivité
En plus des entrées financières presque doublées, la naissance de la Régie du Remorquage a permis la stabilisation des coûts d’exploitation et l’amélioration de la conformité aux normes, notamment environnementales. Les activités de la RDR ont également permis à contribuer activement au positionnement du Port Autonome de Douala Bonaberi, comme une logistique de référence en Afrique Centrale.
“Le remorquage portuaire, longtemps perçu comme une activité structurellement déficitaire, s’affirme désormais comme un levier de croissance, de recettes publiques et de compétitivité portuaire, légitimant pleinement le choix stratégique opéré par le PAD et l’État du Cameroun”, a déclaré le Directeur Général du Port Autonome de Douala. D’après le PCA de la Régie du Remorquage, l’anniversaire des 5 années d’existence n’est pas une fin en soit, il marque une étape importante, et surtout un point pour l’avenir.
“C’est pourquoi j’instruis le maintien de la trajectoire en cours, qui consiste à améliorer et à renforcer l’investissement productif, à consolider la gouvernance et à contribuer activement au positionnement du Port Autonome de Douala comme une référence en Afrique Centrale”, a déclaré Cyrus Ngo’o. “Ces 5 années célébrées, bien que récentes au regard de l’histoire portuaire, constitue un jalon majeur dans la mise en œuvre du vaste programme de normalisation, dont la mise en œuvre a été instruite par le Gouvernement de la République, depuis 2016” a-t-il ajouté.
Une Naissance au service de la Souveraineté maritime du Cameroun
Le Directeur Général du PAD a précisé que l’un des axes de la normalisation dont il est question, consistait à revisiter les contrats de concessions en vigueur, en vue d’une reprise en mains fermes, des fonctions stratégiques et essentielles à la souveraineté maritime de notre pays, à la sécurité de la navigation, et à la performance globale du port de Douala Bonaberi.
“C’est dans ce contexte qu’est née la régie du Remorquage. Dans le but d’améliorer l’offre de service public du Remorquage à travers un outil performant, capable d’assurer avec rigueur, continuité et efficacité, ses missions hautement stratégiques. 5 ans plus tard, nous pouvons sans risque de nous tromper, établir que l’ambition s’est traduite par des résultats concrets, mesurables et durables”.
Cette filiale du Port Autonome de Douala a su garantir depuis sa mise en service, la continuité du service public du Remorquage, sans rupture opérationnelle, tout en améliorant sensiblement les indicateurs clé de performance, de l’ensemble du PAD. “les délais moyens de manœuvre ont été réduits, le taux de disponibilité de la flotte s’est amélioré, et les incidents nautiques ont connu une baisse significative. En renforçant ainsi la sécurité des opérations portuaires”.












