“Le Secteur du froid n’est pas un luxe, mais une nécessité pour la vie humaine. Il faut que le Gouvernement camerounais prenne les bonne décisions pour son éclosion, afin qu’il participe au développement socio-économique de notre continent”, a déclaré Madi Sakande, Président de 3ARC, venu du Burkina Faso pour participer à l’événement. D’après Alain Tchoua Ndjeudji, Secrétaire Général de 3ARC, le projet naît en 2017 avec pour mission de mieux faire découvrir le secteur du froid alors méconnu, au grand public.
Alain Tchoua Ndjeudji : “Grâce à la chaîne de froid, nous allons nous industrialiser. Nous travaillons également chaque pour l’implémentation de la politique de l’import substitution dans notre domaine”.

L’événement était présidé par Mme Zenabou Boubakary, en sa qualité de représentante du Gouverneur du Littoral. Au micro de Wing Press Africa, M. Tchoua a fait savoir que la présence du Minader, du Minpmeesa, de l’Anor, démontre que le Gouvernement est à pied d’œuvre pour travailler avec les professionnels du Froid au Cameroun. “Les présences de l’institut internationale du froid qui est venu de Paris, et le président de 3ARC qui est venu du Burkina Faso, pour participer a cette journée mondiale, démontrent que le travail que nous menons chaque jour n’entre pas dans les oreilles sourds”, a-t-il déclaré.
La 5ème édition de la Journée Mondiale de Réfrigération au Cameroun, s’est tenue le Vendredi 25 Juillet 2025 à Douala, organisé par l’Association des Professionnels du Froid et de la Climatisation (APCC), avec l’appui de 3ARC. Avec pour thème : “Percer les Bulles”, cette autre édition a connu la participation du président de l’Union des Associations des Acteurs en Réfrigération et Air Conditionné (3ARC), en la personne de Madi Sakande.
“Je suis au Cameroun pour adresser un message de soutien à l’APCC, mais aussi pour adresser un message au gouvernement camerounais. Il faut accorder une attention particulière à ce secteur stratégique pour le développement socio-économique de notre continent, et particulièrement au Cameroun. Le secteur du froid est assez méconnu en Afrique”, a-t-il déclaré à Wing Press Africa. Le président de 3ARC estime qu’il y a un déficit de communication et un manque de formation professionnelle dans le secteur.
Le Secteur du froid n’est pas un luxe, mais une nécessité
Madi Sakande : “Le Secteur du froid n’est pas un luxe, mais une nécessité pour la préservation de la vie humaine, et surtout de la production des produits Agro sylvo pastoral, qui dérivent à 80% des activités de nos populations africaines”.

Parmi les défis, Madi Sakande évoque la méconnaissance du secteur du froid et le manque d’infrastructures de formation. “il y a très peu de centres de formations dans le domaine, il y a également les professionnels du secteur informel, qui ne représentent pas le secteur dans sa dimension optimale, il faut un certain niveau de formation pour comprendre certains appareils thermodynamiques, et puisqu’il n’y a pas suffisamment de centres de formations, beaucoup se forment sur le tas, et c’est malheureusement eux qui sont connus comme étant des professionnels du secteur du froid”, a-t-il expliqué.
“Dans les pays africains, le fait que nous ne connaissons pas le froid, nous le prenons pour un luxe. Ceux qui ont des frigos, les climatiseurs, les congélateurs, c’est ceux qui ont de l’électricité. Nous avons fait un sondage il y a environ 3 ans, et les taxations varient entre 40 et 111% selon les pays. Ici au Cameroun c’est 50%, au Burkina Faso, c’est 48%, le Soudan c’est 111%. Cela dit, le fait de ne pas connaître le secteur du froid, fait de telle sorte que, nous créons des conditions de sous développement. Il y a beaucoup d’autres défis, mais le plus grand c’est de faire connaître ce secteur au grand public. Et surtout, que le Gouvernement prennent les décisions qui s’imposent, pour revoir la réglementation, afin que le secteur du froid puisse de prendre son envol à la fois pour le continent et pour le bien-être des populations. Ainsi, le secteur pourra contribuer au développement socio-économique durable de l’Afrique”. A-t-il poursuivi au micro de Wing Press Africa.













