Au Sénégal, Ousmane Sonko, ancien Premier ministre limogé le 22 mai par le président Bassirou Diomaye Faye, son ex compagnon de lutte au sein du Pastef, a été élu président de l’assemblée nationale avec 132 voix contre 1 abstention, sur les 133 exprimées.
Alors que le Conseil Constitutionnel s’était déclaré quelques heures plutôt, incompetent, après l’appel du président Diomaye Faye, opposé à la réintégration de Sonko comme député, la chambre de législation sénégalaise n’a pas tardé à organiser l’élection du nouveau président après la démission de l’ancien.

L’élection a eu lieu ce 26 mai 2026 à Dakar en l’absence d’une trentaine de membres de l’opposition qui contestaient également la légalité de la réintégration d’Ousmane Sonko. Il succède à Malick Ndiaye qui avait démissionné le 24 mai sans raison valable, mais stratégiquement pour laisser la place au président du Pastef majoritaire à l’assemblée nationale.
C’est une nouvelle dimension des mouvements politiques au Sénégal qui s’annonce, avec une bataille politique entre les amis d’autre fois, et dont le pouvoir présidentiel a marqué un tournant majeur dans leur relation, et sur l’échiquier politique du Sénégal.















