L’expert en économie et homme politique sénégalais Ahmadou Al Aminou Lô a été nommé premier ministre, au lendemain du limogeage de l’opposant téméraire Ousmane Sonko. Dans cet article, découvrez le nouveau PM du Sénégal, et le point de vue analytique du Journaliste et Écrivain ivoirien, André Sylver Konan
Économiste de Haut niveau, Ahmadou Al Aminou Lô, 65 ans, a été nommé ce Lundi 25 mai chef du gouvernement par décret présidentiel, en remplacement de Ousmane Sonko licencié, et désormais engagé pour la conquête de la présidence de l’assemblée nationale. “Il ne s’agit point d’un changement de cap, mais plutôt d’un changement de méthode, dans la cohérence institutionnelle et l’action gouvernementale voulues par le chef de l’État, en veillant à la fidélité aux engagements du projet impulsé par tous ceux mobilisés autour du programme Diomaye Président, avec comme socle le PASTEF”, a déclaré Ahmadou Al Aminou LO, lors de la première prise de parole en public ce Mardi.
D’après le Président Diomaye Faye qui souhaite au nouveau premier ministre “plein succès dans l’exercice de ses fonctions au service de la Nation”, cette nomination s’inscrit dans sa volonté de poursuivre, avec engagement et responsabilité, la mise en œuvre des priorités nationales, le renforcement de l’efficacité de l’action publique et l’accélération des réformes au bénéfice des Sénégalais”.

Ahmadou Al Aminou Lô en bref
Né le 17 mai 1961 à Louga dans le Nord-ouest du Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô est un économiste, haut fonctionnaire et homme politique sénégalais. Spécialiste des questions monétaires et financières, il exerce plusieurs fonctions au sein de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest avant d’accéder à de hautes responsabilités au sein de l’exécutif sénégalais.
Avant sa nomination comme premier ministre du Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô a été directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest pour le Sénégal, Ministre secrétaire général du gouvernement, et Ministre d’État auprès du président de la République, chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’Agenda national de transformation.
Sans appartenir à un parti politique, Ahmadou Al Aminou Lô défend une approche fondée sur la stabilité macroéconomique, la mobilisation des ressources internes et le renforcement de la souveraineté économique du Sénégal. Il soutient également le développement de l’inclusion financière dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et met en avant le rôle des institutions régionales dans la dynamique de croissance économique en Afrique de l’Ouest.
La réaction du Journaliste et Analyse ivoirien, André Sylver Konan
André Sylver KonanDiomaye Faye n’a pas le choix. S’il veut remporter son duel face à Ousmane Sonko, il devra inverser la courbe des indicateurs durant ces trois prochaines années et prouver par sa gouvernance que ces deux premières années non réussies, étaient le fait de son ancien Premier ministre. En nommant Ahmadou Al Aminou Lo à la Primature du Sénégal, trois jours après en avoir viré Ousmane Sonko, le Président Diomaye Bassirou Faye passe trois messages, sinon quatre.

1- il ne veut pas se laisser influencer par ce qui va se passer à l’Assemblée nationale, même si je suis prêt à parier que ses partisans parmi les députés vont saisir le Conseil constitutionnel, pour contester, d’une part la régularité du processus de convocation du parlement après la démission du désormais ancien président El Malick N’Diaye et d’autre part, l’élection plus que probable de Ousmane Sonko en tant que futur PAN.
2- En choisissant un technocrate n’appartenant pas au Pastef, ni à aucun parti politique, Diomaye Faye montre qu’il veut s’affranchir de l’influence des partis politiques et plus encore de son parti d’origine.
3- Ce choix signifie une chose simple, l’heure est à l’économie et non à la politique. Les défis sont énormes. En deux ans, le duel n’a vraiment pas réussi à améliorer les indicateurs macro et micro-économiques laissés par Macky Sall.
4- Diomaye Faye veut montrer que la pression n’est pas de son côté. Parce que je l’ai dit plus haut, Ousmane Sonko devra se battre sur le plan constitutionnel pour gagner sa fonction de futur président de l’Assemblée nationale. Pendant ce temps, le Président lui, montrera qu’il est au travail pour le Sénégal. La partie est loin d’être gagnée pour l’un comme pour l’autre. L’un gagnera ou les deux perdront. Il n’y a aucune place pour une victoire des deux à la fois. C’est un duel qui n’acceptera pas de match nul. Dieu nous donne la bonne compréhension !
















