Réunis à Malabo ce 16 février 2026, les membres du Parlement communautaire ont assisté à la présentation solennelle du Rapport général sur le fonctionnement et l’évolution de la Communauté pour l’exercice 2025.
Agissant au nom du Président Baltasar ENGONGA EDJO’O, le Vice-Président de la Commission Dr Charles ASSAMBA ONGODO a sacrifié à ce devoir constitutionnel de redevabilité dans un contexte marqué par une stabilité monétaire retrouvée, avec une inflation maîtrisée à 2,2%. Toutefois, malgré ces signaux macroéconomiques encourageants, le rapport souligne une croissance régionale encore trop timide (2,4%) pour impulser les transformations structurelles nécessaires au développement des États membres.
Le document de 245 pages dresse un diagnostic sans complaisance des défis structurels qui entravent encore la pleine intégration régionale. Le Vice-Président a particulièrement mis l’accent sur le “talon d’Achille” de l’institution : la faiblesse persistante du recouvrement de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI).
Avec seulement 59,9% des recettes attendues perçues en 2025 et des arriérés s’élevant à plus de 263 milliards FCFA, la soutenabilité financière de la Communauté est mise à rude épreuve, limitant ainsi la capacité d’action des institutions et la mise en œuvre des projets intégrateurs.
Face à ces constats, la Commission a réitéré son engagement à travers son Plan de Transformation et l’élaboration du futur Plan stratégique 2026-2030. L’accent sera mis sur la digitalisation des procédures douanières, le renforcement de la libre circulation des personnes et la stricte application du mécanisme autonome de financement.
En conclusion, le Vice-Président a appelé à une plus grande appropriation politique des textes communautaires par les États membres, rappelant que la réussite de l’intégration régionale dépendra de la volonté collective de transformer les ambitions en résultats concrets pour les populations d’Afrique centrale.
©Commission de la CEMAC












