À Douala ce Jeudi 12 Février lors de l’atelier de présentation des résultats des études de l’Observatoire Régional des Pratiques Anormales (OPA), menées sur les deux principales places portuaires du Cameroun, le Chef de cellule de Facilitation des Échanges du PAD, représentant l’entre port, a salué l’opération qui constitue une aide pratique aux décisions, devant conduire les Ports de Douala et de Kribi au standing de perfection internationale, voulue par la Commission de la Cemac.
L’atelier présidé par Pierre-Guillaume Boum Bissai, représentant pays de la Commission de la Cemac au Cameroun, visait à présenter les principaux constats et analyses issus des études, examiner et adopter un ensemble de recommandations à soumettre aux hautes autorités des Etats membres. L’atelier visait également à identifier les mesures prioritaires à engager aux niveaux national et communautaire, définir des actions harmonisées pour renforcer la fluidité, la transparence et la performance des corridors Douala – Njamena, Douala- Bangui, et Yaoundé- Libreville.
“nous souhaitons saluer l’important travail effectué par l’OPA et l’exhorter à poursuivre cette œuvre au port de Douala et de Kribi, afin que les places portuaires du Cameroun soient des organismes qui rimes en tout temps le triptyque : Performance, Attractivité et Compétitivité”, a déclaré Dr Jean-Yves Massouka, dans son discours. D’après le Port Autonome de Douala, représenté par son Chef de Cellule de Facilitation des Échanges…, ces rapports ont un impact considérable, car ils constituent des outils véritables d’aide à la décision. “Et c’est dans ce sens que les recommandations qui ont été formulées depuis 2024, constituent un plan d’action véritable pour les ports, assortis d’indicateurs de performance et d’évaluation clairs et précis”, a déclaré Dr Massouka.

Les faits et les solutions apportées par le Port Autonome de Douala
“l’Observatoire ses Pratiques Anormales est une structure régionale basée à l’ISSEA, à qui échoit la charge d’identifier et de publier les tracasseries, régularités et coûts illicites sur les corridors conventionnels de la Cemac : Douala – Njamena, Douala- Bangui, et Yaoundé- Libreville. Pour ce qui est de la place portuaire de Douala, l’Observatoire suscité a réalisé des objectifs probants et pertinents pour 2024 et 2025 : La surveillance rigoureuse des retards injustifiés, des contrôles illégaux, des faux frais, en provenance et à destination des corridors conventionnels suscités. Les avancées du Port Autonome de Douala en 2024 et 2025, et les perspectives qui rassurent pour 2026
L’analyse par le PAD des faits désignés, a permis la production des rapports fiables et exploitables ; l’exhortation pour une réduction substantiel des procédures et formalités, des délais et coûts de passages portuaires des Cargaisons à l’exportation et au transit ; la lutte contre des actes de corruption présumée et au réelles sur ces corridors. L’exhortation pour une dématérialisation complète des procédures de délivrance de la Lettre de Voiture Internationale (LVI) et du Titre de Transit, en tant que principaux documents de Facilitation et de logistique internationales.

La principale place portuaire du Cameroun, plaque tournante des échanges commerciaux d’Afrique centrale, a mis en place :
_ La production d’un nombre important de balises GPS (pour les camions à destination de l’hinterland) ;
_ Le raffermissement d’une collaboration entre les organismes de gestion et de régulation du fret, notamment sur les corridors (Bureau de Gestion du Fret Terrestre (BGFT-Cameroun), Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) et Bureau National du Fret Terrestre (BNT-Tchad)) ;
_ Un partage de compétence entre le BGFT et le CNCC pour une dématérialisation complète des procédures de délivrance de la Lettre de Voiture Internationale (LVI) et du Titre de Transit, en tant que principaux documents de Facilitation et de logistique internationales ;
_ Une mise en place la complémentarité de la pose des stickers en cas d’insuffisance de balises GPS par l’administration des Douanes ;
_ La création projetée d’une concertation entre les organismes de gestion et de régulation du fret BGFT-Cameroun, BARC-Centrafrique et BNT-Tchad, sous la coordination de l’Autorité Portuaire, pour un raffermissement plus optimal de leur collaboration ;
_ La création au sein des Services du Premier Ministre (SPM) d’une Coordination Nationale du Transit et des Corridors, qui permettra d’adresser plus spécifiquement cette préoccupation ;
_ La diffusion et la mutualisation par l’Autorité Portuaire, du Manuel des procédures de passage portuaire des marchandises ;
_ La diffusion et la mutualisation par l’Autorité Portuaire, du référentiel des procédures harmonisées de passage portuaire des marchandises entre les Ports de Douala et de Kribi.
_ La finalisation diligente de la dématérialisation intégrale des procédures de passage portuaire des marchandises ;
_ L’amélioration et le renforcement de la connectivité et de la stabilité des plateformes numériques ;
_ La formation et la capacitation continues du personnel en vue d’une application plus rigoureuse des procédures ;
_ Le renforcement de la lutte contre la corruption, en particulier dans les segments encore vulnérables ;
_ La réduction des coûts logistiques ;
_ Le renforcement de la disponibilité des balises GPS et l’optimisation des dispositifs logistiques.
Le Port Autonome de Douala a procédé à la mobilisation d’une capacité financière plus conséquente de certains transitaires et transporteurs, et à la capacitation en vue d’une appropriation plus conséquente des procédures de transit par les transporteurs et les chargeurs de l’hinterland.
Les perspectives qui rassurent ; le PAD annonce pour l’année 2026 :
_ Le démarrage des travaux du Comité Interministériel créé au sein des SPM chargé de la Coordination Nationale du Transit et des Corridors ;
_ La finalisation de l’implémentation du Système d’Informations Portuaires (SIP) du Port de Douala-Bonabéri durant l’année 2026 ;
_ La production prochaine par l’Autorité Portuaire et le Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC), d’un Rapport d’évaluation des procédures et formalités, délais et coûts de passage des marchandises (à l’import, à l’export et en transit) ;
_ La conception et la conclusion par l’Autorité Portuaire et les Intervenants Portuaires désignés, des Contrats de Performance en vue d’une fluidification plus optimale du passage portuaire des marchandises et des cargaisons dans la circonscription portuaire et les corridors conventionnels (Douala-N’Djamena ; Douala-Bangui et Yaoundé-Libreville) ;
_ Le démarrage des travaux du Comité de fluidification des opérations portuaires au Port Autonome de Douala.
Billy Kolla
(Document) Avec la présentation séance tenante de Dr Jean-Yves Massouka, Chef de Cellule de Facilitation des Échanges et Régulation des Activités Maritimes et Para-Maritimes.













