Le but de la 1ère édition du Talk Invest organisé à Douala en début de Week-end dernier, était de pousser les entrepreneurs à s’ouvrir aux autres investisseurs, afin que leurs projets ou entreprises ne reposent pas sur leurs seules personnes.
Parrainé et accueillie par le DG de la BVMAC, la toute première édition du Forum Talk Invest, a eu lieu au siège de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale à Akwa dans l’arrondissement de Douala 1er, ce Vendredi 04 Avril 2025. L’événement qui est un Concept inédit de la plateforme Start Up FTV Africa, réunissait plusieurs jeunes étudiants et entrepreneurs, autour des experts des différents domaines de l’Entrepreneuriat.
Le point de vue du Directeur Général de la BVMAC, Louis Mbanga Ntolo
Selon Louis Banga Ntolo qui a hébergé l’événement dans la salle des marchée de l’institution financière, la BVMAC promeut toutes les initiatives concourant à l’éducation financière en général, et à la promotion du mode de financement alternatifs via le marché financier sous-régional en particulier. Le Directeur Général de la BVMAC a fait savoir à Wing Press Africa que le thème « Pourquoi les entreprises familiales meurent-elles après la disparition du promoteur », s’inscrit en droite ligne avec l’un des objectifs de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale.
“Nous venons aujourd’hui vous parler de l’inclusion capitalistique. Une personne qui ouvre son capital aux investisseurs ne s’endette pas. Cette personne n’a aucune dette, elle a des partenaires. Ndlr) “
“Si vous trouvez vos camarades, des gens dans la rue, qui voient que vous entretenez très bien votre business, et ils vous disent, nous aimerions entrer dans le capital, et profiter des fruits de la croissance avec vous en vous donnons 10 millions, Pourquoi refuser ? Juste parce vous voulez rester propriétaire tout seul ?
Pourquoi je dois avoir acheté 2ha de terrain, sur les berges de Kribi, je suis entrain de rêver la rentabiliser un jour en y construisant l’hôtel, c’est dans ma tête, et quand je regarde la trajectoire de mes moyens que je collecte tous les jours, je ne peu pas y arriver, même si on me donne 200 ans de vie, je ne pourrai pas. Je n’ai pas les moyens de pouvoir m’endetter auprès d’une banque. Pourquoi je ne demande pas à des gens qui ont les moyens de venir investir.”
Le constat énoncé par Aboubakar Salao, Expert Monétaire et Financier. Ancien Cadre dirigeant de la Cobac et de la Beac
“Nous avons constaté, que les faillites des entreprises sont fréquentes dans la Cemac. Le constat général a été remarqué depuis bientôt 30 ans, que les entreprises familiales, des PME ont du mal à survivre après le décès ou le retrait du fondateur comme le groupe Soppo priso, le Groupe Fadil, entre autres”, a-t-il énoncé.
D’après l’expert Financier, les causes sont multiples : “Les entreprises familiales sont souvent gérées dans la plus grande opacité. Ignorant la culture de la bonne gouvernance, de la rigueur et de la transparence, à tel point que les biens de ces entreprises et leur trésorerie sont considérés par le fondateur ou le gérant comme étant leur propriété. Dans ces conditions, généralement le chiffre d’affaires est confondu au bénéfice.
En occident par exemple, vous créez une entreprise, le jour ou vous soutirez un franc on vous poursuit pour abus de ressources. Parce que ces biens appartiennent à toute la société. L’état ici en Afrique Centrale ne joue pas ce rôle. L’État, en tant que puissance publique, devrait gérer et protéger les biens communs”.
Dans l’ensemble, les experts présents au Talk Invest au rang duquel Nicaise Amougou Directeur des Risques Access Bank Cameroon, ont préconisé un investissement inclusif, départagé entre plusieurs partenaires financiers, non seulement pour se garantir une de plus gros bénéfices, mais aussi pour garantir la longévité de l’activité.
Billy Kolla













