Les mis en cause ont été arrêtés à la suite de la torture physique à l’aide d’un fouet lourd, sur un employé du supermarché Sino Mart à Yaoundé, dont la video qui fait froid dans le dos, a fait bouger la presse et les autorités. La victime du traitement inhumain était accusée de vol dans ledit supermarché, mais ses patrons ont préféré un traitement esclavagiste, plutôt que la voie légale.
L’affaire qui défraie la chronique a pour origine, une vidéo virale tournée le 07 avril par les dirigeants (Chinois de l’entreprise), et publiée le 02 mai, ou l’on voit un homme (de fait un militaire en détachement), infliger des coups de fouets à un employé de Sino Mart, un supermarché de propriété chinoise, dirigé par Yan Ming (DG), et plusieurs autres chinois.
Une affaire de routine à Sino Mart
D’après le Lieutenant colonel Jean Alain Ndongo qui a présenté les 5 mis en cause ce jour au groupement de gendarmerie territoriale du Mfoundi à Yaoundé, les enquêtes ont permis jusqu’ici, de découvrir qu’entre le 07 avril et le 02 mai, plusieurs actes de torture de la même nature, ont été perpétrés dans ce supermarché, sur des employés.

L’acte révélé dans la vidéo virale, a été posé en présence de trois dirigeants chinois de l’entreprise, dont une dame qui est la directrice d’exploitation. La gendarmerie a annoncé avoir saisi les téléphones des mis en cause, qui seront analysés pour la suite des enquêtes.
Au micro de la Crtv, et Lieutenant colonel explique que l’instrument utilisé pour la torture, est fourni par le dirigeant de l’entreprise, et celui qui exécute la torture est renuméré après le forfait. En effet, d’après les enquêtes, les personnes torturées sont des employés ayant détourné des marchandises dans le magasin. Les dirigeants ont choisi de recourir à des torture physiques, en lieu et place de la voie légale, qui est celle de recourir aux forces de l’ordre.
Les potentielles chefs d’accusation
Après la viralité de cette vidéo tournée par les chinois, le tollé provoqué a poussé les autorités à agir. Le ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona a conduite une opération de maintien de l’ordre, devant le supermarché Sino Mart au quartier Elig-Edzoa à Yaoundé 1, le 05 mai 2026, alors avahi par les populations furieux à la vue de la torture de leur concitoyen. Le Supermarché a été scellé le même jour par le Sous-préfet de Yaoundé 1er, avec motif de maintien de l’ordre public.
Au Groupement de Gendarmerie Territoriale du Mfoundi à Yaoundé ce jour, 5 personnes, donc 3 dirigeants (chinois) du supermarché, 1 interprète de nationalité tchadienne, et le militaire camerounais chargé de la sécurité, exécutant des sévices corporelle, ont été présentés à la presse comme des mis en cause. Les prévenus avaient été interpellés dans la foulée, et devront être présentés devant le Commissaire du Gouvernement dans les prochains jours, selon le Lieutenant colonel Jean Alain Ndongo.
Le patron de la gendarmerie du Mfoundi a fait savoir qu’en tout état de cause, l’on retient les infractions de torture, une violation de consigne de la part du militaire, qui était sensée sécuriser les personnels et les clients, des individus qui pourraient éventuellement commettre des gaffes à la structure, et non torturer contre rémunération, les employés; et la non intervention (Non assistance à personne en danger : les chinois qui étaient présents voyant comment le jeune homme était molesté, n’ont pas cru devoir intervenir).
Réaction de l’avocat des prévenus

(extrait communiqué avocats) “M. YAN MING, Directeur Général de SINO MART, n’était pas présent sur le territoire camerounais au moment des faits. Sa mise en cause repose exclusivement sur sa qualité de civilement responsable en tant que dirigeant, et non sur une participation personnelle aux faits reprochés. Par ailleurs, la personne désignée comme auteure présumée des actes de violence filmés ne figure pas parmi les clients défendus par le Cabinet”
“Le Cabinet exprime sa totale confiance dans les autorités judiciaires et militaires camerounaises. Il reconnaît la gravité des faits et partage l’indignation qu’ils suscitent. Sa mission est d’assurer que les responsabilités soient établies de manière précise, individuelle et juridiquement fondée, dans le strict respect du droit camerounais et des conventions internationales”.












