Le Bureau International du Travail a réuni des formateurs des centres de formation professionnelle et technique, afin de leurs transmettre de nouvelles mesures adaptées à la situation induite par les différentes crises au Cameroun.
L’Organisation International du Travail a organisé à Douala du 24 au 28 Juin 2024, un Atelier d’appropriation nationale et de formation des praticiens de la formation professionnelle et technique, à l’utilisation du guide de l’OIT «Promouvoir la cohésion sociale et la coexistence pacifique dans les contextes fragiles à travers l’EFTP». Il s’agit d’un ouvrage produit par le Bureau International du Travail, a travers son Projet «Appui à la mise en œuvre de Programme national d’education civique pour le renforcement de la paix, la cohabitation pacifique et le vivre ensemble dans les communautés affectées par les crises au Cameroun. L’événement réunissait des professionnels des structures d’encadrement technique et professionnelle, à Douala.
“Il y a quelques cas de fragilité dans le monde, et en particulier au Cameroun. Et le gouvernement mène toutes les actions nécessaires pour amener les camerounais à mieux vivre ensemble. Et dans ce cadre là, plusieurs directions sont prises, l’une des directions étant la promotion de la paix et du travail décent.” fait savoir au micro de Wing Press Africa, M. Zuchuon Rodrigue Raoul, spécialiste en développement d’entreprises durables et création d’emplois à l’OIT.


“Dans la promotion de la paix, nous avons tout un aspect sur la formation professionnelle qui aide à donner les capacités aux jeunes, qui, à cause de leur désœuvrement, contribuent a cette fragilité. Et donc, le Bureau International du Travail a innové avec un guide, qui renforce les capacité des formations dans les écoles de formation professionnelle, afin que les apprenants intègrent les aspects de coexistence pacifique, de paix, de cohésion sociale et du vivre ensemble au cour des formation.” ajoute-t-il pour justifier le contexte de l’événement, et du guide dont un exemplaire a ete remis à chaque participant présent.
D’après M. Mbohou Jean Pierre, Consultant DCTP, il faut tenir comptes des réfugiés et des déplacés internes, qui intègrent de plus en plus des centres de formation, de manière à ce que ceux ci se sentent mieux intégrés. “On a constaté que bien avant ces événements de fragilité, les structures de formation étaient essentiellement orientées vers des cibles qui étaient issu du territoire local, mais de plus en plus, les centres de formation sont fréquentés par des déplacés, des réfugiés et des personnes en difficulté, et il faut adapter une véritable pédagogie axée vers l’intégration et l’inclusion sociale de ces différentes personnes qui apportent d’un coup de nouvelles expériences d’apprentissage issues de leur environnement initial, de leur culture. Il faudrait que les formateurs soient à mesure d’intégrer cette dimension dans leur pratique professionnelle afin de pouvoir apporter un encadrement inclusif permettant à chacun de pouvoir disposer, au sortir de leur formation, des compétences exclusives permettant à chacun d’eux de s’intégrer en milieu socio-professionnel.” précise-t-il.

M. Mbohou ajoute également que, “Les formations que nous avons fait faire à des formateurs qui sont issus d’un certain nombre de structures d’encadrements professionnels, notamment les centres de formation professionnelle, ont permis à ces praticiens de la formation professionnelle que l’OFTP, l’enseignement technique et professionnelle peut-être vecteur de compétences qui facilitent la cohésion sociale. Et qui permet de développer un certain nombre de compétences dans un contexte de fragilité. Et en développant des compétences dites socio-émotionnelles, orientées vers la cohésion sociale, nous sommes convaincus que les apprenants qui seront issus de ces structures de formation, pourront développer ces comportements qui renforceront le vivre ensemble. La cohésion sociale et l’intégration sociale au Cameroun”.
Billy Kolla















