La galerie Doual’Art organise une série d’événements pour la réhabilitation de l’histoire fondamentale du Cameroun, depuis les fondements allemands au début du 20ème siècle. L’événement complémentaire au Tet’Ekombo s’étend sur plusieurs mois (entre Juillet et Septembre), et comprend des conférences thématiques, des inaugurations d’exposition, des Colloques Internationaux, et une caravane nationale.
Il était une fois… est une suite d’événements qui rappelle et raconte l’histoire originelle du Cameroun depuis la fin du 19ème siècle, et le début du 20ème siècle, période de la domination allemande qui a vu les héros camerounais mourir en Martyr. 110 ans après, Outre Douala Manga Bell, plusieurs autres Martyrs de la résistance à l’instar de Martin Paul Samba seront mis en vitrine dans tout le pays. D’après Marilyn Douala Bell, Présidente de la galerie Doual’Art, “il est question de faire vivre à travers des actions commémoratives, d’autres héros de la résistance que Douala Manga Bell.” L’événement qui est à sa 1ère Édition se tient sur plusieurs mois, et à l’échelle nationale. Au Doual’art hier à 11h, c’était la conférence de presse.
La conférence de presse animée par Marilyn Douala Bell (Coordonnatrice Général du Projet, et Adrien Moneyang, descendant du Martyr Martin Paul Samba, conférence modérée par la Journaliste Michelle Esso, s’est tenue ce vendredi 26 Juillet à Douala Art à Bonanjo dans le 1er arrondissement de la ville. Face à la presse nationale, le projet porté par la Galerie Doual’Art a été dévoilé, ainsi que le programme qui conduira cette première édition. D’après Lydienne Ngalle Bibehe, qui justifie le projet à la rédaction de Cameroon Press. “Rudolf Douala Manga Bell est un personnage emblématique de ce pays sous la domination allemande entre 1884 et 1914. Toutefois, il n’est pas l’unique figure de l’histoire. L’ambition est de donner chair à ces autres personnages de la période coloniale allemande, de manière à réhumaniser notre histoire.” nous fait savoir l’épouse du Ministre, et présidente du Comité de pilotage du projet.
En outre, il est prévu à travers cette suite d’événement de réhabiliter la dignité du Cameroun, braver l’ordre historique, et sauvegarder l’idéal commun, car beaucoup de pans du passé de l’histoire du Cameroun restent encore méconnus du grand public. Les journées commémoratives veulent ainsi inviter le public à s’approprier le récit national fondateur de l’État du Cameroun. “Elles vont montrer comment, en trente ans (1884-1914), des peuples sans aucune relation entre eux, ont été contraints de se soumettre à un pouvoir nouveau qui, en commençant par les entourer de frontières arbitraires, leur a imposé un pouvoir centralisé (le politique), des instances et institutions uniformes (l’administratif), le mercantilisme/le consumérisme (l’économie capitaliste) et de nouvelles croyances et mode de vie collective (le social).” a également déclaré Mme Bibehe.
Selon la coordinatrice générale du Projet, l’utilité du projet réside dans le fait qu’il faut transmettre aux jeunes, les fondements de leurs pays, afin que ça leur serve de repères : “Nous sommes à une période de l’histoire du monde, ou nous nous rendons compte que les jeunes sont en perte de repères. Et il est important, de redonner une trajectoire historique, de rappeler que le Cameroun est né à un moment donné, vers la fin du 19 siècle, et que dans le fil de la création de cet État-Nation, des personnages dont Douala Manga Bell, Martin Paul Samba, et plusieurs autres issus de différentes régions du Cameroun, ont versé leur sang pour la dignité et la construction du Cameroun.” précise-t-elle au micro de Cameroon Press présent en conférence de presse. Elle ajoute “qu’Il est surtout question de sortir du microcosme du canton Bell et ce qui lui est attribué, et de la ville de Douala, et d’aller à l’échelle nationale, remmener dans l’actualité, celui qui mérite que l’on mette en exergue son histoire et que l’on rappelle, les fondamentaux de cette histoire.”
L’un des Martyrs camerounais des temps anciens, Rudolf Douala Manga Bell, ainsi que ses pairs ailleurs dans le pays seront célébrés, et leurs histoires ramenées dans l’actualité. Les 110 ans de la mort du roi Bell connaîtront une commémoration certaine, dans le but de rendre au plus jeunes camerounais leur histoire. Il est également question de restituer la place des héros du peuple camerounais, et resserrer les liens de fraternité. “En 2024, les journées commémoratives du procès et de la pendaison de Rudolf Duala Manga Bell sont pensées comme des moments rassembleurs pour tous les Camerounais. Elles doivent permettre de resserrer les liens et de promouvoir un sentiment d’appartenance à une seule et même histoire dans laquelle nous sommes tous concernés.” nous révèle un document parvenu à la rédaction de Cameroon Press.
Le Programme
Juillet 2024, à Yaoundé.
Conférence de presse de présentation du projet à Yaoundé, Conférence Thématique : « Il était une fois… la naissance du Staat Kamerun >Septembre 2024, à Yaoundé Colloque international qui portera sur les thématiques : La Restitution vs Réhabilitation, La Fictionnalisation de l’histoire, La revisitation de l’histoire par nos regards, Ouverture solennelle de l’exposition internationale en provenance de Hambourg et réintitulée « Il était une fois… La Naissance du Staat Kamerun >
Août 2024, à Douala
Inauguration d’une exposition de l’artiste allemand Henrik Langsdorf, Projection du film Ngum’a Jemea, Conférence Thématique : « Réhabilitation de qui ? Pourquoi ? Comment ?>>> ponctuée par des Témoignages de descendants de familles victimes
Septembre 2024, à Douala
Inauguration du Monument aux Grandes Figures Camerounaises de la période coloniale allemande
Août – Septembre 2024, à travers le Cameroun
Caravane du << Muwaso >> (Appellation en langue douala pour désigner la recherche traditionnelle d’un Chef par les femmes après sa mort) dans les chefferies traditionnelles à travers les dix régions du pays.













