L’objectif des Activités de Vaccination Intensives (AVI) engagées par le PEV en partenariat avec l’Unicef et GAVI, est de vacciner 600 000 enfants Zéro dose et sous vaccnés dans les communautés reculées, zones urbaines défavorisées et en insécurité d’ici 2025. L’Unicef demande la participation des médias camerounais, un Café media sur le rattrapage des enfants Zéro dose a été organisé à cet effet.
Dans le but de réduire de 50% le nombre d’enfants Zéro dose au Cameroun, le Fond des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), à solliciter l’appui des médias camerounais afin de faciliter les actions des agents de vaccination et des personnels de santé. Pour cette cause, un café de presse a été organisé à Douala, le Mercredi 22 Janvier 2025, au cours duquel, les bilans et les problèmes de vaccination rencontrés au Cameroun ont été énoncés, ainsi que des solutions entreprises afin de rassurer les parties prenantes de la vaccination.
D’après Mme Mouliom Fatima, Secrétaire permanente adjointe du Programme élargi de vaccination (PEV), “les niveaux de couverture vaccinales restent inférieurs à l’objectif de 90% visé aux niveaux globaux et national. La problématique des enfants n’ayant reçu aucune dose de vaccin (zéro dose) est une préoccupation centrale de la communauté mondiale de la vaccination, car : ils constituent une faille dans l’immunité de la population contre les maladies évitables par la vaccination et, cela soulève la question d’inégalité d’accès aux services de santé essentiels”, d’où l’intérêt mondial d’atteindre des « dose zéro », afin de ne laisser personne de côté en matière de vaccination. L’agenda 2030 pour la vaccination (IA2030) vise à réduire de 50% le nombre d’enfants ZD dans le monde d’ici à 2030). Pour le PEV, L’atteinte des communautés oubliées est une priorité dont l’équité est au centre des actions. “Il faut s’attaquer aux inégalités structurelles et offrir des services de santé aux personnes les plus vulnérables et les plus marginalisées de la population”, a expliqué Mme Mouliom.

Selon l’Unicef
En 2021, on estimait à 149 133 le nombre d’enfants zéro dose au Cameroun, c’est-à- dire des enfants qui n’avaient reçu aucune dose de vaccin pentavalent. Les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest présentaient les taux les plus élevés d’enfants zéro dose, avec respectivement 31% et 24% des enfants. La prévalence de l’insécurité dans cette région complique l’accès aux services de santé et la mise en œuvre des campagnes de vaccination.
Malgré ces défis, le Cameroun a réussi à maintenir un taux de couverture vaccinale pour la première dose de diphtérie, tétanos et coqueluche (DTP1) à 75% entre 2019 et 2022. Cette stabilité est en grande partie due à des stratégies telles que la micro-planification et une communication accrue au sein des communautés manquées. Ces efforts ont permis d’atteindre les enfants zéro dose et d’améliorer l’accès aux vaccins, même dans les zones reculées et politiquement instables.
Cependant, les zones rurales du Cameroun font face à des défis supplémentaires. L’accès difficile aux infrastructures de santé, le manque de personnel médical qualifié et les ressources limitées compliquent la distribution des vaccins. De plus, les conditions géographiques et climatiques rendent certaines régions particulièrement difficiles à atteindre.
Ces obstacles nécessitent des solutions innovantes, telles que l’utilisation de systèmes d’information géographique (SIG) pour identifier et cibler les communautés qui échappent au maillage du système de santé. D’après le PEV, le gouvernement n’a ménagé aucun effort pour régler les problème sus-cité, notamment celle de la disponibilité suffisante des doses de vaccin, l’accès au zones reculées et sur le plan logistique.
Billy Kolla













