Les laboratoires mobiles constituent un outil clé dans la lutte contre les épidémies, en particulier en Afrique de l’Ouest.
En Côte d’Ivoire, des experts allemands ont formé à Bouaké (centre) des professionnels de santé à l’utilisation de laboratoires mobiles en situation d’épidémie, afin de renforcer les capacités locales de détection et de réponse rapide face aux maladies infectieuses.
Organisée au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Bouaké, la formation s’est appuyée sur une simulation de flambée de dengue. Elle a été conduite par un consortium d’institutions allemandes réunissant l’Institut Robert Koch (RKI), l’Institut Bernhard Nocht de médecine tropicale (BNITM) et l’Institut Helmholtz pour « Une seule santé » (HIOH).
Sept spécialistes du CHU de Bouaké et de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire ont participé à cet exercice mêlant enseignements théoriques et mises en situation pratique, selon l’ambassade d’Allemagne. Ils ont été initiés au déploiement de laboratoires mobiles, à l’utilisation de boîtes à gants, aux protocoles de biosécurité ainsi qu’à la gestion des échantillons.
Améliorer la réactivité des systèmes de santé
L’objectif est d’accélérer l’identification des agents pathogènes sur le terrain et d’améliorer la réactivité des systèmes de santé, notamment lorsque les capacités de laboratoire centralisées sont limitées ou saturées. Cette initiative s’inscrit dans le Programme mondial de protection de la santé (GHPP), financé par le ministère fédéral allemand de la Santé.
Lancé en 2016 après l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, il vise à renforcer la prévention, la détection précoce et la réponse aux épidémies et pandémies aux niveaux national, régional et international. Les laboratoires mobiles constituent un outil clé dans la lutte contre les épidémies, en particulier en Afrique de l’Ouest, régulièrement touchée par des maladies comme la dengue, la fièvre jaune ou Ebola.
L’Allemagne soutient le déploiement de ces dispositifs dans plusieurs pays partenaires afin de renforcer leurs capacités de réponse autonome et de limiter les risques de propagation transfrontalière.
Diagnostic rapide en zones reculées
Grâce à leur mobilité, ces unités peuvent être acheminées rapidement vers des zones reculées pour un diagnostic sur place en cas de crise sanitaire. Conçus à l’origine par l’Institut de microbiologie de l’armée fédérale allemande (IMB) pendant l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest (2014-2016), ces laboratoires ont depuis été intégrés aux dispositifs de réponse internationale.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Afrique enregistre chaque année plus de 100 épidémies, soit le plus grand nombre de situations d’urgence sanitaire au monde, en raison notamment des conflits, des crises humanitaires et des effets du changement climatique.
© dpa (Deutsche Presse-Agentur)
















