Dans le cadre de son projet ’’ Les voies de l’abolition’’, l’Association Droits et Paix a organisé à Douala, un atelier de formation des femmes, défenseures des Droits Humains portant sur le thème : ‘’Genre et Peine de Mort au Cameroun’’. L’événement qui a duré deux jours les 20 et 21 Août 2025, a mobilisé les Organisations de la Société Civile, les Avocats, les Comédiens, Réalisateurs, les Scénaristes, Producteurs, des Écrivains et des Créateurs des contenus dans les médias sociaux.
Les deux jours de travaux se sont déroulés sous plusieurs modules, développés par des experts dans chaque domaine, à l’attention des participants : Le droit international des droits humains et la femme encourant la peine de mort; Les violences basées sur le genre et leur impact sur le comportement des victimes; La dimension genre dans l’application de la peine de mort au Cameroun; la Lutte contre la peine de mort dans un contexte marqué par les Féminicide et Comment effectuer une recherche de financement efficace pour un projet lie a l’abolition de la peine de mort ?, étaient des thèmes à l’ordre du jour.
Aux rangs des participants, Aboya Aboya Mathieu dit Kola Sucrée, qui pense que le Cameroun devrait abolir la peine de mort. Le comédien et pratiquant d’art martiaux a déclaré à Wing Press Africa que l’être humain à droit à la vie et même que dans les droits de l’homme, il n’y a pas le droit de tuer. “Je suis très content de participer à cet atelier de l’ONG Droit et Paix qui prône l’abolition de la peine de mort, c’est un très bonne initiative, je vais lancer des projet en faveur de ce combat, a-t-il ajouté.

Les confidences du Coordonnateur de Droits et Paix, Me Nestor Toko Monkam
Nous avons commencé ce combat en 2010. Au début, même tenir une réunion, c’était un défi. Nous avons persévéré dans notre combat. Nous avons pu sensibiliser les organisations de la société civile. Et, nous nous sommes très vite rendus compte qu’il était difficile de nous engager dans cette lutte tout seul, et nous avons pensé à associer des avocats à la cause. À la suite d’un constat des multiples comdanations à la peine de mort dans l’Extrême-Nord, nous avons pu créer le Réseau des Avocats Camerounais Contre la Peine de Mort.
Nous nous sommes par la suite rendus à Maroua pour toucher du doigt la situation, et nous avons constaté qu’il y avait 113 personnes condamnées à la peine de mort. Nous avons fait une évaluation juridique de chaque cas, nous avons pris en main la Défense de ces personnes condamnées à la peine de mort. Nous avons également eu à sensibiliser d’autres acteurs de la société civile.
Le réseau des avocats camerounais contre la peine de mort a défendu plusieurs centaines de personnes et en a acquite plus d’une certaine, “nous avons acquitté plusieurs centaines de personnes en 10 ans. Nous avons également pu accompagner la mise sur pied d’un réseau parlementaire des droits de l’homme. D’après Me Toko Nestor a Wing Press Africa, même si l’abolition n’est pas acquise, il demeure tout de même que les résultats obtenus sont satisfaisants, et donne à penser qu’il y a de plus en plus une prise de conscience de la nécessité de mener ce combat contre la peine de mort au Cameroun.















