Afin de bénéficier pleinement des revenus des exploitations de l’Or au Cameroun en majorité extraits et transformés par les étrangers, le Gouvernement camerounais a décuplé la traçabilité, avec des mesures définitives (déjà prises) d’assainissement et d’imposition de nouvelles réformes strictes. Le Ministère en charge du secteur a également annoncé des amendes contre les anarchiques, et des redressements fiscaux à plusieurs entreprises frauduleuses sur environ 80% le la production aurifère.
Dans sa démarche d’assainissement, le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT) avait démantelé plus de 200 entreprises et entités sans existence légale, qui exploitaient de l’Or du Cameroun sans autorisation. Dans ce communiqué du 13 mai 2026, le Pr Fuh Calistus Gentry mentionnait que 95% de ces exploitants sont des étrangers (en majorité des chinois. ndlr). Ce démantèlement rejoint une actualité brûlante au Cameroun qui fait état de ce que l’Or du Cameroun est victime de pillage : le DG de la Société Nationale des Mines (Sonamines) a déclaré dans la télévision nationale que le Cameroun a perdu plus de 1400 milliards en Or entre 2021 et 2025, un perte expliquée par un écart énorme entre l’Or acheté en Asie provenant du Cameroun et celui déclaré au Pays.
Face à ces faits, le Ministre Fuh Calistus Gentry qui a tenu une conférence de presse conjointe avec le Ministre René Emmanuel Sadi de la communication à Yaoundé, a présenté des réformes déjà mises en marche par l’État camerounais, et des projets visant à pousser au rang mérité, l’exploitation du sous sol minier du Cameroun. Le patron administratif du secteur aurifère du pays a également annoncé des amendes et des redressements fiscaux pouvant générer des centaines de milliards dans les caisses du Trésor public du pays. Plusieurs permis de recherche ont été retirés.
Les rôles distincts du MINMIDT et de la Sonamines
Au cours de la conférence de presse peu clarifiante, le MINMIDT a déclaré, justifiant son rôle dans la chaîne aurifère, que la réglementation minière au Cameroun fait intervenir une chaîne institutionnelle rigoureuse ou chaque acteur étatique joue un rôle bien établi, souveraine et complémentaire, afin de garantir la traçabilité physique et financière. “Le MINMIDT participe exclusivement à la définition, à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique nationale. Il a un rôle régalien de régulateur, il n’est pas, et ne sera jamais un opérateur de marché”, a-t-il déclaré.
D’après le Ministre des Mines…, il n’intervient aucunement dans les activités d’achat ou de revente de l’Or. Son rôle est d’octroyer les titres, et d’assurer le respect de la réglementation qui gouverne l’exercice de l’exploitation de l’Or, tout comme il est également limité dans le secteur des Hydrocarbures, assigner les autorisations d’enlèvement du pétrole brut. “Le MINMIDT consigne les certificats d’exportation de l’Or initié par la Société Nationale des Mines (Sonamines), bras séculier de l’État”.
Dans la même lancée de justification, le Pr Fuh Calistus Gentry a précisé que les missions de la Sonamines sont clairement définies par le code miniers, qui selon les termes de l’article 116, dispose que le contrôle et suivie des opérations, de production et de commercialisation, de transformation ou de valorisation des substances précieuses et semi précieuses issues de l’exploitation artisanale et artisanale semi mécanisée, incombe à l’organisme publiques dûment mandaté qui est la Sonamines.

Les voleurs au pilori entre poursuites judiciaires, retrait des permis de recherche, amendes et redressements fiscaux
“Le gouvernement a recruté un expert qui va passer à la digitalisation des sites pour des méthodes plus adaptées”.
“Face à l’anarchie sauvage démantelée, la riposte du Gouvernement a été immédiate et sans faiblesse”. D’après le ministre, tous les sites ont été fermés et les équipements confisqués. Certains sont en cours de démantèlement. plus de 130 de ces opérateurs clandestins de l’Or semi mécanisée sont désormais poursuivis en justice. À ce jour, plus de la moitié de ces entreprises ont accepté de payer les amendes qui s’élève à 37 000 000 (Trente et sept millions fcfa) par opérateur, avant de se régulariser.
Une fois les amendes payées, le processus de régularisation sera enclenché dans le respect des exigences légales; celles de mettre les nationaux au centre de l’activité. Le retrait des autorisant des exploitations semi mécanisées ne respectant pas les dispositions légales. D’après le Ministre, sur 57, 37 autorisations ont été retirées, et ils se sont conformés.
Les retraits des permis de recherche qui sont à l’origine des activités semi mécanisées illégales.
Selon les constats énoncés par le Pr Fuh Calistus Gentry, les détenteurs des permis de recherche se livraient à la vente des espaces aux opérateurs semi mécanisées, et même, eux-mêmes pratiquaient ses semi mécanisées, contrairement à la loi et au permis de recherche. “Jusqu’ici, la politique de gestion des permis de recherche bénéficiait d’une tolérance administrative, car le gouvernement voulait impliquer davantage les camerounais afin qu’ils trouvent des partenaires stratégiques pour développer la recherche”. Mais, l’objectif, d’après le ministre, a été dévoyé pour donner lieu à des situations de vente d’espace à des tiers pour pratiquer l’installation frauduleuse de certains exploitants.
D’après une révélation faite par le ministre après une descente de la Task Force spécialisée créée dans la foulée, l’impôt général synthétique et les taxes d’exploitation n’étaient pas collectées, ou collecté et non déclaré, dans certaines zones éloignées qui représentent presque 80% de la production.

Le redressement fiscal après plusieurs réunions avec les Directeurs Généraux de la Sonamines, des Impôts, du Trésor et des Douanes
Le Ministre a organisé une réunion avec les DG des Impôts, du Trésor, des Douanes et le DG de la Sonamines, pour partager ces informations et arrêter une stratégie de collecte l’or à travers des redressement fiscaux et douaniers, qui permettront à l’État de récupérer au moins 85 milliards de francs sur la production de 2025. “La loi demande un redressement de 4 ans. Ce même montant est attendu pour le compte du 1er semestre 2025, et pour l’année de 2026, le MINMIDT entend récupérer au moins 300 milliards”.
La source du problème d’écart entre les quantités déclarées et les quantités exportées. Il convient de reconnaître que le problème de perte de recette viennent des défaillances des systèmes de collecte de l’or mis en place, et lesquels collecte sont calculés des impôts et taxes à la source comme exige la loi. L’or produit au Cameroun étant en grande partie issue des activités semi mécanisées à perte parce, d’énormes quantités sortent de ce pays. Je ne suis pas dans les aéroports, les ports etc, mais ceux qui sont dans les aéroports doivent nous dire comment ça passe, si c’est pas les avions, “L’or qui sort maintenant, sort sans payer les taxes et les sommes dues.
Des mesure de collecte plus strictes : la Douane travaille directement sur les sites d’extraction
Un système de collecte radicalisé, qui prend en compte toutes les étapes d’extraction de l’or physique et chimique. d’après le Ministre Fuh Calistus Gentry, les DG des Douanes et Impôts qui ont reconnu cette faute grave, doivent davantage s’impliquer dans cette opération afin que la collecte soit plus visible et significative.
La Sonamines doit procéder tous les mois à une conciliation des chiffres avec la direction générale de Douanes. Ainsi, chaque année, le Cameroun pourra communiquer sur les quantités d’Or produits et celles exportées. Il faudra que dorénavant, les exportations soient initiées par deux structures, DG des Douanes et Sonamines, à la source la ou les taxes sont collectées.

Les exigences de l’État pour les exploitants
Sur le plan environnemental, le paiement de la caution obligatoire de protection de l’environnement à hauteur de 63 millions de francs cfa par site, sera exigible sans appel.
La nationalisation des titres : les dispositions légales exigent que les capitaux soient détenus par les camerounais à au moins 51% dans le Capital social de entreprises postulant à une autorisation d’exploitation semi mécanisée, ce qui va relayer les étrangers au rang des partenaires technico financier.
La rigueur fiscale 25% pour l’impôt synthétique, 5% pour les droits de sortie et taxe d’exportation, 1% pour les fonds de mise en œuvre de la politique minière. “Chaque site va être étudié par la société d’expertise”.
Les résultats au court et au moyen terme
Les sommes dues, attendues par les amendes à payer sont de 5,8 milliards de francs. Les fonds environnementaux sont de 3,15 Milliards fcfa, pour 50 sociétés dont 2,2 Milliards fcfa déjà encaissés. Avec l’objectif d’atteindre les paiement de 100 sociétés, les redressement fiscaux qui doivent être faites par les DG des Impôt et des Douanes au titre de l’exercice 2025 s’élèvent à 95 milliards fcfa programmée pour le 1er Août à l’immédiat sur 33 Bassin de distillation, ajouté à la projection de 2026, le Cameroun aura 300 milliards.
A court terme, le seuil minimal pour les sociétés, même ceux qui ne travaillent pas dans le bassin de distillation, est estimé à 67,5 milliards fcfa. Avec la formalisation de 100 opérateurs conformes, la production déclarée passera à 16 tonnes par an, générant 368 milliards de recettes directes, à long terme avec l’Alignement de 200 opérateurs portera la production déclarée à 30 tonnes par an, assurant un taux de recettes fiscales directe historique de 690 milliards fcfa pour le secteur artisanal a lui seul.
L’objectif final, la mise en production de la mine industrielle de l’or avec une projection envisagée de réserve de plus de 100 tonnes.















