Après le renversement en 2013 de François Bozizé, ancien président Centrafricain, des tensions ont éclaté un peu partout dans le pays avec à la clé des groupes armés qui s’étaient formés, semant la terreur de part et d’autre. Fuyant la crise, des milliers de centrafricains se sont réfugiés dans des pays étrangers dont le Cameroun. Depuis 2019, en partenariat avec les Nation Unies à travers son Haut Commissariat des Réfugiés en Afrique, le Cameroun et la RCA se mobilisent par une commission tripartite pour le retour de ces réfugiés.
Sous le thème : “Commission tripartite Cameroun-RCA-HCR pour un retour volontaire, sûr, digne et durable”, ladite commission a tenu ce Mardi 14 Juillet à Yaoundé aux services du Minat, une réunion présidée par Atanga Nji, avec pour objectif est de ramener en Centrafrique, les déplacés qui s’étaient réfugiés au Cameroun en raison de la crise politique de 2013. L’opération délicatement menée par la RCA, le Cameroun et le Haut Commissariat des Réfugiés des Nations Unies entend ramener dans leur pays, des milliers de volontaires restants à travers une démarche rassurant en tout point
Un rapatriement qui n’est pas à son premier coup de maître
Selon le ministre de l’Administration Territoriale Paul Atanga Nji, le Cameroun enregistre à ce jour 412 521 réfugiés, et 21 221 demandeurs d’asiles. Le Minat précise que cet effectif compte 287 052 réfugiés centrafricains installés dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua, et du Nord; et 31 942 vivant en milieu urbain, notamment à Douala et à Yaoundé.

Au cours de la réunion avec le gouvernement Centrafrique qui veut poursuivre le rapatriement de ses populations installées au Cameroun, le Chef terre du Cameroun a fait savoir qu’à la faveur de l’accord tripartite signée le 29 Juin 2019 entre le Cameroun, la RCA et le Haut Commissariat des Réfugiés, les opérations de rapatriement volontaire ont été lancés depuis le mois d’octobre 2019. “À ce jour environ, 28 067 réfugiés ont été rapatriés vers la RCA, et en toute sécurité, par les souhaits de la commission tripartite”, a-t-il déclaré.
Ladite réunion visait à réviser les différents processus de rapatriement, et de trouver des solutions à quelques préoccupations soulevées par les experts de cette Commission tripartite dont Atanga Nji en est le président : des difficultés de communication, l’identification des candidats au retour, ainsi que des question de sécurité au Cameroun, sont entre autres quelques indésirables du processus désormais en marche.
La ministre centrafricaine de l’Action humanitaire passe le message qui rassure
“Le retour n’a de source que s’il s’inscrit dans la durée, dans des conditions sûres, et si prouve une perspective réelle de réintégration”.
Selon la ministre des Actions Humanitaires de la RCA, la rencontre d’hier marquait un tournant décisif de notre accord tripartite de 2018 – 2019. Le rapatriement librement consenti, est aujourd’hui érigé en priorité nationale au sein de notre stratégie nationale des solutions durables 2024 2029. Grâce à nos efforts conjoints, plus de 28000 réfugiés centrafricains vivant au Cameroun, ont déjà regagné la patrie depuis 2019, sur un total de 74000 volontaires”
Prenant ses responsabilités à travers une feuille de route sur 5 axes majeurs, le Gouvernement Centrafricain, représenté à l’occasion par la Ministre des Actions Humanitaires, par ailleurs Vice-présidente de la Commission susmentionnée, a solennellement demandé à ses citoyens réfugiés au Cameroun depuis au moin 2014 du fait de la crise sécuritaire, de rentrer au pays à la demande du président Archange Touadera. “Nous demandons à nos compatriotes centrafricains réfugiés au Cameroun, de rentrer afin de contribuer au développement de notre pays”, a déclaré Mme la ministre Josiane Lina Bemaka-Soui.

L’assurance d’une prise en charge socio-économique dès le retour au bercail
La ministre a déclaré disposer d’une feuille claire et structurée autour de 5 axes majeurs, grâce aux experts centrafricains. La viabilité des zones d’accueil, la réhabilitation accélérée des infrastructures de base (Éducation, Santé, Route,..), la prévention des personnes à besoins spécifiques qui auront la primauté absolue, et la détermination des intérêts supérieurs des enfants séparés ou non accompagnés, entre autres…
A ce jour l’environnement sécuritaire en République Centrafrique s’est progressivement transformé suite aux élections de 2026 ayant conduit à la l’élection dès le 1er du Pr Archange Touadera. La RCA poursuit sa marche vers la consolidation et la démocratie et la préservation de la paix durement acquise. D’après Mme la ministre, en dépit des efforts consentis par le gouvernement pour la Paix et stabilité de la population, les ennemis de la paix continuent de mener des attaques sporadiques dans certaines localités de la RCA en perturbant la quiétude.
“Toutefois, je voudrai porter à la connaissance du peuple camerounais, que la RCA fait face présentement à des défis d’ordre sanitaires et sécuritaires, à savoir la pandémie d’Ebola dans la partie frontalière de la RDC et la RCA, la pandémie de Choléra dans les peripherie, les menaces et incursions des groupes armés dans le Nord Est et la partie Nord-Ouest notamment le corridor Douala et axe Mbengo. “Ces situations sécuritaires et sanitaires nous obligent à redoubler de vigilance afin de prévenir les menaces transfrontalières dans le cadre de la sécurisation de notre frontière”, a-t-elle déclaré face à la presse au Cameroun
















