Au Cameroun, des experts nationaux et internationaux se sont réunis pour trois jours, afin d’aborder les défis croissant liés aux maladies cardiovasculaires, en progression rapide en Afrique. L’événement organisé par la Société Camerounaise de Cardiologie, a connu la participation d’une forte présence du corps diplomatique français. D’après le Pr Anastase Dzudie, la Mort subite de l’adulte en Afrique, Thème central du congrès, est un défi de santé publique.
A l’occasion du 15ème congrès de la Société Camerounaise de Cardiologie, plusieurs experts en cardiologie, des experts nationaux et internationaux, se sont réunis pour trois jours de conférences et ateliers en faveur de la Santé cardiaque. L’événement qui a eu lieu au Krystal Palace Hotel à Douala du 26 au 28 Mars 2026, a été présidé dès son ouverture par la représentante du 1er Ministre en la personne de Mme Aïssa FADADJO.

La Conseillère spéciale du 1er ministre a précisé dans son allocution, que les maladies cardiovasculaires qui ont longtemps été considérées comme des maladies des pays développés, progressent désormais de manière préoccupante en Afrique, touchant des populations de plus en plus jeunes, et souvent en plein processus d’autonomisation.
“Au Cameroun, cette transition épidémiologique s’explique en grande partie par l’évolution de nos modes de vie, marqués entre autres par la sédentarité, les changements des habitudes alimentaires, le stress urbain sans cesse croissant, et l’insuffisance du dépistage précoce”. Mme Aïssa Fadadjo a précisé que ces facteurs ainsi déclinés, contribuent à ce que les experts en la matière qualifient de vieillesse accélérée de l’organisme, exposant nos populations à des maladies graves, très souvent insidieuses mais fatales. Face à cette situation, le gouvernement camerounais reconnaît que la réponse ne peut être que collective, collégiale, concertée, coordonnée et enrobée dans une vision savamment pensée, intelligemment soutenue.
D’après la Société Camerounaise de Cardiologie, les maladies Cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité dans le Monde, et une menace croissante en Afrique. Au Cameroun les AVC et Infarctus sont en forte augmentation. La Mort subite quant à elle, souvent associée à des pathologies cardiaques non diagnostiquées, constitue un problème majeur et encore insuffisamment documenté.

Toutefois, les cardiologues rappellent que les maladies cardiovasculaires ne sont pas une fatalité car elles sont liées au mode de vie, au vieillissement accéléré de l’organisme et à des facteurs de risque. “La mort subite est beaucoup plus fréquente dans notre pays, mais en réalité, elle est évitable”. Le président de la SCC, Pr Anastase Dzudie, a précisé qu’en plus des soins adaptés, il existe déjà au Cameroun, des mécanismes de technologies avancées comme la pose des Pacemaker sans sonde.
Le président de la Société Camerounaise de Cardiologie a fait savoir à Wing Press Africa, que cette 15ème édition du congrès est un appel à l’action pour renforcer la prévention, améliorer les soins et produire les données scientifiques adaptées aux réalités de l’Afrique. Le but du congrès était de prôner l’amélioration de la prévention des maladies cardiovasculaires, renforcer les capacités des professionnels de santé, promouvoir la recherche adaptée aux réalités africaines et sensibiliser les décideurs et le grand public.
Billy Kolla
















