À l’initiative de L’UNIDO et du Japon, des Japonais et des industriels camerounais se sont assis sur la même table au Cameroun, pour des ateliers et échanges convergents. Les Japonais doivent comprendre le potentiel de production du Cameroun, et expliquer les exigences requises au Japon, en matière du Cacao et du Café.
Le Projet PICS Cameroon dirigé par le Japonais Tomoyoshi Koume, est un projet de l’Organisation des nations Unis pour le Développement Industriel (UNIDO), don l’objectif global est de contribuer à la réalisation d’une compétence commerciale durable des principaux produits camerounais, et de partenariats commerciaux internationaux, en améliorant les technologies de pointe, l’innovation et la capacité d’assurance qualité des produits. Dans le cadre de ses missions, l’organisation a organisé, en partenariat avec le Japon et l’état du Cameroun, un projet d’amélioration de la qualité du café et du cacao camerounais, afin que ces deux denrées répondent aux normes du marché Japonais.
À travers le projet Promoting International Competitiveness and Sustainability of Cameroon Products Through advancing technologies, le japon va aider le Cameroun à rendre les deux produits suscités capables de dominer le marché du Japon.Le projet qui s’étend sur trois ans a réuni des industriels, des exportateurs camerounais, ainsi que l’Office National du Cacao Café, ce Mercredi 19 Février 2025 à douala, pour un atelier de formation. La cérémonie protocolaire a été présidée par le représentant résident de UNIDO en la personne de Raymond Tavares, en distanciel.
D’après Didime Olivier Tchoumi, conseiller technique principal du projet Pics Cameroun, l’objectif est d’améliorer le secteur du cacao et du café en termes de qualité, aider les auteurs du secteur de la chaîne de valeur, partant du planteur jusqu’au exportateur, à améliorer leur pratique, et par ricochet la qualité de ces denrées. M. Olivier Tchoumi explique que le marché japonais était jusqu’alors non exploré par le Cameroun et c’est à la demande des producteurs camerounais que l’initiative a été prise par l’UNIDO.
« Quand on a un marché comme celui du Japon qui est prêt à donner un certain prix par rapport à la qualité, pour qu’on puisse y accéder, il faut comprendre ses exigences, et après l’on saura comment préparer les produits pour pouvoir l’affronter. L’orsque le producteur saura qu’en fournissant certains efforts pour la production il gagnera plus à la vente, il fournira des efforts », a expliqué le conseiller technique de l’Organisation des nations Unis pour le Développement Industriel, à Wing Press Africa.

Selon les Nations Unies
Le Cameroun joue un rôle central dans la région CEMAC avec un potentiel important dans des secteurs tels que l’agriculture, les mines et l’énergie.
Situé au carrefour entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, il partage des frontières avec six autres pays, ce qui lui confère une position stratégique importante. Le pays abrite d’abondantes ressources naturelles, notamment du pétrole et du gaz, des minerais et des produits agricoles tels que le café, le coton, le cacao, le maïs et le manioc. Cependant, certains défis empêchent le pays d’exploiter pleinement ses ressources.
Ce projet répond au besoin et à la demande existante des acteurs de la chaîne de valeur et des institutions, de développer leur capacité à se conformer aux exigences du marché et de créer une valeur ajoutée qui ouvrira de nouvelles opportunités pour renforcer les compétences industrielles et commerciales du Cameroun.
Le projet contribuera également à la vision 2035 du Cameroun, la stratégie de développement à long terme adoptée par le gouvernement dans le but de réaliser une croissance économique et de réaliser des changements structurels essentiels à l’industrialisation, afin de devenir une nation prospère et inclusive.













