C’est dans une dynamique de collaboration entre l’ONU Migration et le Ministère camerounais de la Jeunesse, que cette levée des fonds a été engagée lors d’un soirée de Gala à Douala. L’état du Cameroun veut réintégrer ceux qui sont à l’extérieurs du pays sans repères, et réguler le déplacement de ceux qui sont à l’intérieur, ceci à travers le projet Migration Citoyenne et Patriotique (Jem-Cameroun). En y associant le secteur privé, Il est question créer 350 000 entreprises, identifier les opportunités d’insertion professionnelle, et financer des projets de réintégration des migrants de retour au Cameroun.


L’Agence des Nations Unies pour les Migrations explique
Le chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Cameroun déclare que “La migration est l’un des grands enjeux de notre temps, avec aujourd’hui 281 Millions de migrants internationaux soit environ 4% de la population mondiale (hommes et femmes), dans tout le monde entier et en particulier au Cameroun”.
D’après Abdel Ramane Diop dans son discours, ce pays historiquement terre d’accueil pour les migrants d’Afrique centrale et de l’ouest est aujourd’hui marqué par un phénomène croissant d’émigration. Ses ressortissants figurent parmi les migrants qui arrivent sur les côtes européennes, aux états unis, au Canada, entre autres. Et ces départs ne sont malheureusement pas sans conséquences pour le pays (paraphrasé)”. Selon l’OIM, la migration irrégulière en particulier entraine chaque année des décès et expose des migrants à de graves violations de leur droits humains.
L’ONU Migration explique également qu’en 2024, plus de 8500 personnes ont perdu la vie ou ont disparu lors de leur migration. “L’exode des travailleurs qualifiés affecte dans des proportion non maitrisées, l’économie nationale, et la fiabilité des entreprises locales. Plusieurs chefs d’entreprises à Douala lors de nos visites nous ont fait part des investissements consentis à la formation de leurs employés qui a un moment partent en laissant des engagements financiers non honorés”. A déclaré le chef de mission de l’OIM à Wing Press Africa

Réunir la somme de 10 000 euros pour réguler la migration
À cet effet, en partenariat avec la Société Financière Internationale (IFC), et le Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique (MINJEC), l’Agence des Nations Unies pour les Migrations a officiellement lancé l’initiative de collecte de fonds pour la mise en œuvre du projet Jeunesse et Migration, Football Cameroun (JEM-Football Cameroun). I’initiative vise à mobiliser des ressources et à favoriser des partenariats pour aborder la question urgente de la migration irrégulière, tout en créant des opportunités économiques pour la jeunesse en terre camerounaise.
L’OIM fait savoir qu’il s’agit de mobiliser la somme de 10 millions d’euros pour la création de 350 000 entreprises qui seront gérées par des jeunes camerounais. Les ressources mobilisées permettront de façon spécifique de : Promouvoir des alternatives à la migration irrégulière à travers le développement d’opportunités économiques locales ; Sensibiliser les jeunes sur les risques et dangers de la migration irrégulière ; Offrir des formations et des opportunités de renforcement des capacités aux jeunes Camerounais ; Renforcer les cadres organisationnels et institutionnels liés à la migration ; de Promouvoir la migration régulière ; Accompagner les jeunes dans la création de leurs propres entreprises.

L’appel du Ministre Camerounais de la Jeunesse, qui a présidé la cérémonie de lancement à Douala
L’évènement du lancement de cette levée de fonds a eu lieu à Douala dans la soirée du Jeudi 20 Février dernier, en présence des autorités administratives et municipales de la ville, des diplomatiques, des Chefs des Agences du Système des Nations Unies, des responsables de la Société financière internationale (IFC), des bailleurs de fond et de plusieurs organisations des jeunes.
D’après le ministre camerounais de la Jeunesse et de l’Education Civique (Minjec) en la personne de Mounouna Foutsou qui a présidé la cérémonie, “Le phénomène migratoire s’est accentué ces deux dernières décennies au Cameroun et a subi des transformations considérables, qui ont profondément laissées des empreintes à tous les niveaux sociales et politiques”.
Le ministre explique que “Ces migrations relèvent principalement de deux facteurs que sont : la combinaison du dynamisme de la population et la pauvreté aiguë, entraînant ainsi des mouvements de population sous forme d’exode rural ou de départ vers l’étranger”. “Nous sommes là aujourd’hui pour qu’ensemble nous trouvions les ressources nécessaires qui permettront d’apporter une réponse efficace et durable pour des migrations sures, cohérentes et ordonnées. Chacun de nous est donc interpelé pour que ce projet JEM-Cameroun prenne ainsi corps et c’est à ce moment-là que nous pourrions nous estimer heureux d’avoir participé à l’effort national en ce qui concerne ce secteur”.
“Sachant compter sur l’engagement contant de chacune des parties ici présentes à œuvrer aux côtés du Gouvernement du Cameroun, je voudrais exhorter les uns et les autres à laisser parler leurs cœurs, pour permettre de mobiliser les ressources nécessaires pour la bonne marche du présent projet, car il s’agit d’une réponse concertée d’un ensemble d’acteurs aussi bien nationaux qu’internationaux”.
Mounouna Foutsou rappelle que “Ces ressources mobilisées permettront à coup sûre de lutter efficacement contre la migration irrégulière à travers : La sensibilisation contre la migration irrégulière ; L’accompagnement des personnes à la migration régulière, sûre, ordonnée et surtout citoyenne et patriotique ; La réintégration des migrants ; La prévention de la traite des êtres humains ; La protection de la santé des migrants ;L’assistance aux personnes déplacées internes et aux réfugiés ; Le développement des capacités à travers des projets visant à renforcer les capacités locales ; La formation et le référencement des migrants”.
Billy Kolla













