L’une des figures marquantes du sport en Afrique, illustre athlète tant dans la pratique que dans l’administration, s’en est allé alors que sa santé se dégradait progressivement depuis un long moment. Officier supérieur de gendarmerie à la retraite, Hamad Kalkaba Malboum est né le 11 novembre 1950 à Kawadji près de Kousséri, dans l’extrême-Nord du Cameroun, il est mort ce 13 mai 2026, à Yaoundé et enterré dans la même ville.
Le colonel Hamad Kalkaba Malboum, dirigeant sportif de haut rang, est décédé dans l’après-midi de ce mercredi 13 mai à Yaoundé, à l’âge de 75 ans. Ancien athlète, officier supérieur de l’armée camerounaise, Président du Comité National Olympique et sportif du Cameroun et patron de la Confédération africaine d’athlétisme, Hamad Kalkaba Malboum était un dirigeant sportif influent au service de la justice dans le milieu, et de la souveraineté sportive du continent africain. Dans la pure tradition de sa religion (musulmane), il a été enterré quelques heures après sa mort, au cimetière musulman de Soa, à Yaoundé.

Né en 1950, il aura traversé son époque en multipliant les engagements, Athlète dans les années 1970, Hamad Kalkaba Malboum a défendu les couleurs du Cameroun dans plus disciplines sportives : le sprint, le saut en longueur et le relais.
Militaire de carrière, il a dirigé l’Organisation du sport militaire en Afrique au ministère de la Défense, avec grade de colonel. C’était un homme engagé, exigeant, et aussi passionné de musique, d’où plusieurs titres dans les années 1970. Il était également vice-président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) depuis août 2015. Il est devenu en 1998, président du Comité national olympique et sportif du Cameroun.
En 2003, Hamad Kalkaba Malboum prend les commandes de la Confédération africaine d’athlétisme, succédant au Sénégalais Lamine Diack. Il est alors le patron du sport qui rapporte la plupart des médailles olympiques au continent africain. Il est réélu à plusieurs reprises, la dernière fois en 2023, pour un sixième mandat. Tout récemment, il avait accédé à la présidence de la Confédération africaine des sports olympiques.

Privé des championnats d’Afrique d’athlétisme à Accra, à cause d’un santé fragile
Prestigieux mais aussi exigeant, Hamad Kalkaba Malboum disait souvent regretter la fuite des talents africains vers l’Europe ou le Golfe. Il déplorait aussi que les gouvernements ne montrent pas autant d’intérêt pour l’athlétisme que pour le football.
Le dirigeant africain d’origine camerounaise, n’était pas homme à éviter les sujets qui fâchent. “Les championnats d’Afrique d’athlétisme ne sont pas simples à organiser tous les deux ans”. Lors de l’édition 2018, au Nigeria, des athlètes se sont ainsi retrouvés piégés par des transports défaillants. Le président Kalkaba Malboum, fidèle à sa réputation et à sa fonction, fit alors face : “Il faut le reconnaître. Les athlètes ont eu quelques difficultés pour rallier Asaba depuis Lagos. On fait avec la réalité qu’on vit. Nous allons être plus rigoureux, de manière à ce que les événements en Afrique puissent ressembler aux grands événements du monde”.
Hamad Kalkaba Malboum devait être aux championnats d’Afrique qui ont commencé mardi 12 mai à Accra, au Ghana. Mais il avait renoncé au déplacement en raison de son état de santé.













