À travers son programme « Vacances utiles », l’Association Fondation BISCUM transforme les vacances en un espace d’apprentissage, de culture et d’expression, avec à la clé du matériel scolaire et des récompenses diverses. Une initiative portée par Suzette Ngontoogue (et ses pairs), engagée dans les causes humanitaires, avec l’ambition de contribuer à l’épanouissement de la jeunesse camerounaise.
Faire des vacances un temps d’apprentissage, de découverte et d’épanouissement, c’est le pari de l’Association Fondation BISCUM (AFB), qui vient de clôturer la deuxième édition de son programme « Vacances utiles », après deux mois d’activités destinées aux enfants. La cérémonie apothéose s’est tenue ce samedi 29 Août 2026, au Home-Ateliers de Douala, en présence des parents et des responsables des affaires sociales.
Lecture, écriture, culture, découverte et loisirs éducatifs ont rythmé cette édition qui a débuté le 1er juillet 2026. Les participants ont notamment pris part à un atelier d’écriture et de lecture animé par l’écrivaine camerounaise Pam Ndjen, à des visites du musée Sawa et du musée maritime, à une expérience culinaire africaine ainsi qu’à un atelier de danse. Quinze enfants ont participé aux activités, tandis que 30 enfants bénéficient cette année d’un appui en fournitures scolaires.
Quand les vacances deviennent une école de vie
Pour Bayeme Seka Mylene Celine, élève en classe de 3ᵉ et représentante des enfants, ces vacances auront été une expérience à la fois ludique et formatrice. « Nous nous sommes amusés tout en apprenant des leçons sur la culture et l’expression de soi », a-t-elle témoigné, évoquant également des « moments riches, mémorables et éducatifs ».
À travers son intervention, la jeune fille a salué l’accompagnement de BISCUM, des encadreurs, des bienfaiteurs et des parents. Un témoignage qui illustre l’un des objectifs du programme : permettre aux enfants d’apprendre autrement, de découvrir leur environnement culturel et de développer leur capacité à s’exprimer.

La lecture comme ouverture sur le monde
L’atelier d’écriture animé par Pam Ndjen aura constitué l’un des temps forts de cette édition. Pendant plusieurs semaines, l’écrivaine a accompagné les enfants dans l’apprentissage de l’écriture, la formulation des phrases et surtout la mise en mots de leur quotidien. Pour l’autrice, la lecture ne se limite pas à l’acquisition de connaissances. Elle constitue un véritable outil d’ouverture sur le monde.
« La lecture permet d’ouvrir son esprit au monde, de connaître des gens sans avoir besoin de se rapprocher physiquement et de mieux se comprendre soi-même », explique Pam Ndjen. Elle insiste également sur la capacité des livres à développer l’empathie chez les jeunes. « On lit des histoires de différentes personnes, à différentes époques, et cela crée chez le lecteur une forme d’empathie, de plus en plus nécessaire à notre époque », souligne-t-elle.
Cette approche rejoint l’esprit du programme « Vacances utiles », qui cherche à associer plaisir et instruction et à donner aux enfants des outils pour mieux comprendre leur environnement et exprimer ce qu’ils vivent.
Suzette Ngontoogue, une vocation humanitaire au service de l’enfance
Derrière cette initiative se trouve Suzette Ngontoogue, présidente fondatrice de l’Association Fondation BISCUM. Engagée dans les causes humanitaires, elle place l’éducation, la santé mentale, la culture et l’épanouissement des jeunes au cœur de son action. L’AFB, association apolitique et à but non lucratif enregistrée depuis février 2025, porte une vision : « une jeunesse plus épanouie par la santé mentale, l’éducation, la culture et l’entrepreneuriat des jeunes ».
Le programme « Vacances utiles » est né de besoins observés sur le terrain, notamment la nécessité d’offrir aux enfants des occupations constructives pendant les vacances et d’apporter un soutien scolaire aux enfants issus de familles vulnérables. Cette action s’inscrit dans un engagement plus large de la Fondation auprès des enfants et des jeunes. En juin 2026, BISCUM avait notamment apporté un soutien financier et matériel à des apprenantes du Home Atelier de Douala, dans une logique d’accompagnement vers l’autonomie.

Investir dans l’enfant, un enjeu qui dépasse les frontières
L’expérience menée par BISCUM s’inscrit dans des préoccupations qui dépassent le seul cadre camerounais : permettre aux enfants d’accéder à l’éducation, favoriser leur bien-être, développer leur créativité et leur donner les moyens de devenir des acteurs de leur avenir.
Après une première édition qui avait permis d’appuyer près de 100 enfants en fournitures scolaires, l’édition 2026 accompagne 30 bénéficiaires. Cette baisse s’explique notamment par des ressources plus limitées et par une stratégie davantage ciblée sur les enfants et les familles ayant manifesté leur intérêt pour les activités.
Pour Suzette Ngontoogue, l’élargissement de cette action passe nécessairement par une mobilisation accrue. « Une augmentation de nos ressources matérielles, financières et humaines favoriserait aussi une stratégie plus globale et inclusive », estime-t-elle.
Un appel à la solidarité
La Fondation souhaite désormais fédérer davantage de partenaires autour de cette cause. « Nous sommes ouverts à tout partenariat, financement, volontariat, bénévolat ou tout autre type de collaboration constructive », lance Suzette Ngottoogue.
L’objectif est de renforcer les moyens disponibles afin d’étendre progressivement les programmes et d’accompagner davantage d’enfants.Aux jeunes bénéficiaires, la présidente fondatrice a également délivré un message qui résume l’importance accordée à l’expression et à la santé mentale : « Ne gardez pas vos peurs et angoisses pour vous, parlez pour recevoir du soutien, parlez pour dénoncer. »
À travers « Vacances utiles », BISCUM veut ainsi faire de l’éducation, de la culture et de la solidarité des leviers d’épanouissement. Une initiative née au Cameroun, mais qui porte des valeurs universelles : donner à chaque enfant la possibilité d’apprendre, de s’exprimer, de croire en lui et de construire son avenir.
Billy Kolla















