Elle était revenue de dix années de silence. Elle ne reviendra plus. Dora Eboa, ancienne figure de la télévision camerounaise, est décédée à Dakar au Sénégal, là même où son destin s’était longtemps perdu dans le mystère. Retrouvée vivante en mars 2025 après des années de recherches et d’inquiétude, la journaliste semblait alors avoir enfin échappé à l’énigme de sa disparition. Un peu plus d’un an plus tard, sa mort vient brutalement assombrir cette éclaircie et refermer une histoire hors du commun. Derrière les projecteurs, les souvenirs d’une carrière médiatique et les années de silence, demeure désormais le récit bouleversant d’une femme dont les dernières années restent entourées de nombreuses zones d’ombre.
De son vrai nom Temou Eboa Dorothée Aurélie, Dora Eboa avait marqué le paysage audiovisuel camerounais par sa présence à l’antenne, notamment sur Spectrum Television (STV), où elle s’était imposée comme l’un des visages connus de la chaîne. Elle avait notamment présenté le journal télévisé ainsi que des programmes comme 7 Hebdo et Entretien avec….Son parcours professionnel devait ensuite prendre une nouvelle dimension. En 2015, elle quitte STV et s’installe à Dakar, où elle devait poursuivre sa carrière au sein de la BBC Afrique. Mais c’est au Sénégal que son histoire bascule.
Dix années de silence
Après son départ pour Dakar, Dora Eboa cesse progressivement de donner de ses nouvelles à ses proches. Pendant plusieurs années, sa famille reste sans réponse. Son absence devient alors une inquiétude, puis une véritable énigme.
Des avis de recherche sont diffusés. Sa famille sollicite l’aide du public et des médias. Le nom de Dora Eboa revient régulièrement dans l’actualité, sans qu’aucune réponse définitive ne permette de comprendre ce qu’elle était devenue.
Puis, en mars 2025, un retournement inattendu intervient : Dora Eboa est retrouvée à Dakar. Une correspondance diplomatique relayée à l’époque indique qu’elle était alors « saine et sauve » et en bonne santé. Cette annonce met provisoirement fin à près d’une décennie d’incertitude.Mais l’histoire ne connaîtra pas le dénouement espéré.

La dernière page à Dakar
L’annonce de sa mort a été rendue publique le 31 août 2026 par Vincent Sosthène Fouda, qui avait déjà joué un rôle dans la médiatisation de sa disparition et de sa réapparition. Plusieurs médias camerounais confirment depuis son décès à Dakar.
Les circonstances de sa mort ne sont, à ce stade, pas établies publiquement. Il convient donc de ne pas tirer de conclusions hâtives sur les causes de son décès.Ainsi s’achève le parcours d’une journaliste dont la vie professionnelle avait commencé sous les projecteurs et dont les dernières années auront été entourées d’un épais voile de silence.
Dora Eboa laisse derrière elle le souvenir d’une professionnelle de l’information qui avait su se faire une place dans un paysage audiovisuel camerounais en pleine mutation. Mais elle laisse également une histoire singulière : celle d’une femme recherchée pendant près de dix ans, retrouvée vivante en 2025, avant que sa mort ne soit annoncée un peu plus d’un an plus tard.
Une disparition qui laisse encore des questions
À Dakar, où elle avait choisi de poursuivre son parcours, Dora Eboa a désormais rendu son dernier souffle. Pour le monde des médias camerounais, c’est une voix et un visage qui disparaissent. Pour ses proches, c’est surtout une histoire longtemps suspendue qui vient de connaître une issue tragique.
Le mystère autour de ses dernières années demeure. Les circonstances précises de sa disparition, les conditions dans lesquelles elle a vécu durant cette longue période d’absence et les circonstances de son décès restent, à ce stade, entourées de nombreuses zones d’ombre. En l’absence d’informations officielles permettant d’établir les faits, ces interrogations doivent être abordées avec prudence.
Son héritage professionnel, lui, restera attaché à la mémoire de ceux qui l’ont connue derrière un micro, une caméra ou un écran. Entre lumière des plateaux et longues années de silence, le destin de Dora Eboa aura été marqué par une trajectoire aussi singulière que tragique.















