Mariée depuis juillet à l’homme d’affaires William Ishmael, Jennifer Winget aborde une nouvelle étape de sa vie entre le Royaume-Uni et l’Inde. Mais loin de mettre sa carrière entre parenthèses, l’une des figures populaires de la télévision indienne poursuit son évolution, entre retour à l’écran, création et nouvelle vie personnelle.
Jennifer Winget aurait pu choisir le silence. Après des années sous les projecteurs, l’actrice indienne a pourtant décidé de dévoiler elle-même une partie de ce qui constitue probablement l’un des chapitres les plus intimes de son existence : son mariage avec William Ishmael.
Le 16 juillet 2026, la comédienne a épousé en toute discrétion cet homme d’affaires basé à Singapour lors d’une cérémonie organisée au Royaume-Uni. Quelques jours plus tard, elle partageait elle-même des images de cette union sur les réseaux sociaux, officialisant ainsi son mariage après plusieurs semaines de spéculations.
Mais derrière les photos de mariage, les robes et les images soigneusement choisies, une autre histoire se dessine : celle d’une actrice qui refuse de laisser sa vie sentimentale devenir le principal récit de son existence.
Avant William Ishmael, une histoire d’amour devenue un épisode fondateur
Pour comprendre la portée de ce nouveau mariage, il faut revenir douze ans en arrière. Jennifer Winget avait épousé l’acteur Karan Singh Grover en avril 2012. Les deux comédiens s’étaient rapprochés après avoir partagé l’écran, notamment dans Dill Mill Gayye. Leur mariage avait alors suscité beaucoup d’attention dans l’industrie de la télévision indienne. Mais l’union n’aura duré qu’un peu plus de deux ans.
En novembre 2014, Jennifer confirmait leur séparation. En décembre de la même année, Karan Singh Grover annonçait publiquement que le couple allait divorcer, précisant que la décision avait été prise d’un commun accord et que les raisons relevaient de leur vie privée. Les années suivantes permettront à Jennifer de reprendre progressivement le contrôle de son récit.
Dans une interview accordée plusieurs années après la séparation, elle a raconté combien cette période avait été éprouvante, notamment parce que sa vie privée était devenue publique alors qu’elle n’était même pas encore présente sur les réseaux sociaux. Elle expliquait également que le travail l’avait aidée à sortir de cette période et à retrouver une nouvelle énergie.
Plus tard, elle a également porté un regard plus apaisé sur ce mariage. Elle expliquait qu’elle s’était mariée parce qu’elle était amoureuse et qu’elle préférait conserver les bons souvenirs de cette période, estimant rétrospectivement que les deux étaient simplement trop jeunes ou pas suffisamment prêts pour cette étape de leur vie. Ce chapitre appartient désormais au passé. Et c’est précisément ce qui donne une résonance particulière à son mariage de 2026.

Une nouvelle vie, mais pas une nouvelle Jennifer
À 41 ans, Jennifer Winget possède déjà plus de deux décennies d’expérience dans l’industrie audiovisuelle indienne. Elle a commencé très jeune avant de s’imposer grâce à des séries populaires comme Kasautii Zindagii Kay, Dill Mill Gayye et Saraswatichandra. Son parcours a ensuite pris une autre dimension avec des personnages plus complexes, notamment dans Beyhadh et Bepannaah, avant son passage vers les productions numériques. Son mariage aurait donc pu marquer une rupture, mais Il n’en sera visiblement rien.
En septembre, lors du lancement de Shaque: Trust No One, l’actrice a été interrogée sur sa vie après le mariage et sur les spéculations concernant une éventuelle maternité. Sa réponse a surtout insisté sur la continuité de son rapport au métier : elle expliquait que ses priorités avaient peut-être légèrement évolué, mais que son approche du travail et de la comédie restait la même. Le message est clair : changer de vie ne signifie pas disparaître.
Une star qui a grandi avec son public
La particularité de Jennifer Winget est aussi d’avoir construit sa carrière sur la durée. Elle n’est pas une célébrité apparue brutalement avec les plateformes numériques. Elle appartient à une génération d’actrices indiennes qui ont grandi avec la télévision, avant d’accompagner la transformation du paysage audiovisuel vers les productions en streaming.
Cette longévité explique en partie la fidélité de son public. Elle a connu les grandes heures des feuilletons indiens, les personnages romantiques, les héroïnes fragiles, les femmes torturées et les personnages beaucoup plus sombres. À chaque étape, elle a tenté de ne pas rester prisonnière d’une seule image. C’est précisément cette volonté qui accompagne aujourd’hui son évolution.
Le retour avec Shaque : Trust No One
Après Raisinghani vs Raisinghani, diffusée en 2024, Jennifer Winget a effectué son retour sur une plateforme internationale avec Shaque: Trust No One. La série, disponible sur Netflix depuis le 24 septembre 2026, réunit notamment Parineeti Chopra, Tahir Raj Bhasin et Jennifer Winget dans un thriller autour de la disparition d’un bébé et des secrets qui entourent la quête de sa mère.
Ce retour intervient quelques semaines seulement après son mariage. Le calendrier est symbolique : alors que l’attention médiatique s’est concentrée sur sa nouvelle vie personnelle, l’actrice revient simultanément au cœur de son métier. Elle ne quitte donc pas la scène. Elle change simplement de chapitre.

De l’actrice à la créatrice
L’évolution de Jennifer Winget ne se limite d’ailleurs plus au jeu d’actrice. En septembre 2026, elle a également franchi une nouvelle étape avec NOT JUST ONE, une collection de joaillerie développée avec Ekatra Jewels, dont elle est devenue co-créatrice.
Le projet repose sur sept formes de solitaires, chacune associée à une facette différente de la personnalité féminine : confiance, courage, amour, curiosité, clarté, détermination ou authenticité. Au-delà de la collection elle-même, le projet marque surtout une évolution dans son positionnement.
Pendant près de vingt ans, Jennifer Winget a interprété des femmes imaginées par des scénaristes et des réalisateurs. Avec NOT JUST ONE, elle participe directement à la création d’un univers qui porte davantage sa propre vision. Après avoir passé une grande partie de sa vie à incarner d’autres femmes, elle explore donc désormais d’autres formes de création.
Le mariage ne signe pas la fin du spectacle
L’industrie du divertissement aime souvent raconter les mariages comme des fins heureuses. Pour les actrices, le mariage peut même être présenté comme le début d’une nouvelle identité : épouse, puis mère, avant éventuellement de redevenir artiste. Jennifer Winget semble vouloir échapper à cette lecture.
Son mariage avec William Ishmael constitue une nouvelle étape personnelle, mais son actualité professionnelle montre qu’elle ne souhaite pas être définie uniquement par son statut matrimonial. Son retour avec Shaque: Trust No One, sa présence dans l’univers de la création et son discours sur son rapport au travail montrent au contraire une continuité dans son parcours.
Après un premier mariage terminé en 2014, l’actrice aborde ainsi cette nouvelle union avec une trajectoire déjà profondément construite. Jennifer Winget n’est plus simplement l’actrice révélée par les feuilletons indiens des années 2000. Elle est désormais une femme de 41 ans qui évolue simultanément dans plusieurs espaces : la célébrité, la création, la vie privée et une industrie audiovisuelle en pleine mutation.















