L’ensemble des participants venus d’une trentaine de pays seront durant trois jours à l’école de l’intelligence artificielle, pour une meilleure performance dans les services publics. Améliorer la prise de décision, par l’analyse des données complexes et volumineuses, prévoir des risques et anticiper les effets de certaines décisions de régulation, optimiser la conformité et la surveillance, identifier rapidement les comportements conformes et alerter les régulateurs, réduire les coûts et des délais, avec l’automatisation des processus de régulation, sont entre autres des résultats escomptés.
Sous le thème « L’utilisation des technologies intelligentes dans les services publics : Comment le régulateur favorise-t-il l’innovation tout en protégeant les consommateurs ? », la 21ème conférence annuelle de l’AFUR, couplée à son assemblée générale s’est ouvert hier à Douala, sous les regards des autorités locales, conduite par le Gouverneur de la région du Littoral. Organisé par L’Autorité Portuaire Nationale (APN), sous l’égide du Cameroun, c’est la deuxième fois que ce pays de l’Afrique centrale accueille cet évènement panafricain car, la toute première assemblée générale de l’AFUR qui a eu lieu en 2004 s’était tenue à Yaoundé. L’ouverture officielle des travaux a été présidé par M. Njoya Zakariaou, ministre délégué auprès du ministère des transports.
“Les régulateurs que vous êtes, sont confrontés à une complexité croissante dans un environnement économique et technologique en constante évolution. Les volumes de plus en plus grands de données générées, la rapidité des changements du marché, les nouvelles technologies qui émergent chaque jour, exigent que vous adaptiez vos pratiques. C’est ici qu’intervient l’Intelligence Artificielle qui, grâce à ses capacités de traitement des données, d’analyse prédictive et d’automatisation des tâches, peut renforcer l’efficacité et la réactivité de vos actions de régulation”, a déclaré à l’endroit des participants, le représentant du ministre des transport dans son mot d’ouverture.

Du 4 au 7 Mars 2025 à Douala, l’évènement rotatif accueilli par le Cameroun pour la deuxième fois depuis 2004, réunit des personnes venues de tout le continent et au-delà, notamment des régulateurs des services publics, des fournisseurs d’énergie, de communication, d’eau et d’assainissement, ainsi que des représentants d’institutions internationales de développement et de financement, des investisseurs et des fournisseurs de services publics.
En plus de la trentaine de pays membres africains présents, l’évènement connaitra également la présence d’institutions locales de régulation telles que : Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC), le Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC), l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR), le Conseil national de la communication (CNC), l’Agence de Régulation du Secteur de l’Electricité (ARSEL), le Conseil de Régulation des Marchés Publics (ARMP), l’Autorité de l’Aviation Civile du Cameroun (CCAA), l’Autorité de régulation des télécommunications (ART), le Fonds de stabilisation des prix des hydrocarbures (FSPH), l’Autorité de sûreté radiologique et de protection nucléaire (ASRAN).
D’après le président de l’AFUR en la personne de Honoré Demenou Tapamo, “l’AFUR est considéré comme un élément clé des efforts de l’Union Africaine et de son programme socioéconomique dans le cadre des missions de l’agence de développement de l’Union Africaine autrefois connu sous le nom de NEPAD, pour l’intégration et la renaissance de l’Afrique. Il convient de noter que l’AFUR se concentre sur les questions liées à la régulation de l’énergie, des télécommunications, des transports, de l’eau et de l’assainissement, en mettant l’accent sur les questions communes à tous les secteurs (mais pas nécessairement limitées à ces secteurs clés). Elle vise également à établir et à favoriser la coopération entre les régulateurs des services publics sur le continent africain afin de soutenir la croissance et le développement socio-économique de l’Afrique”. A déclaré le président en exercice de l’African Forum for Utilities Regulator.













