D’après le Trader et Marketeur Cédric Ketchanga, la crise actuelle au Moyen Orient, vaobliger les raffineries à revoir leurs politiques tarifaires. Et ça aura un impact directsur le consommateur final”.
En effet, au regard des tensions actuelles qui persistent au Moyen-Orient, le coût ducarburant pourrait grimper à la pompe en Afrique dans un futur proche. La quasi-totalité despays africains, soit plus de 45 pays, importent du pétrole raffiné, malgré sa production debrut. Seule une poignée de pays (comme le Nigeria, l’Angola, l’Algérie, la Libye) sont degrands exportateurs.
Le pétrole importé en Afrique provient en partie du Moyen-Orient pour les produits raffinés, en raison d’une capacité de raffinage locale insuffisante. Bien que le continent produise du brut, notamment via le Nigeria, l’Angola, l’Algérie et la Libye, une grande partie est exportée.
La Crise du détroit d’Ormuz de 2026
Le détroit d’Ormuz, passage obligé de 25% du trafic pétrolier dans le monde, reste bloqué par l’Iran depuis le 28 février 2026, en réaction aux frappes menées par les États-Unis et Israël. Ce passage maritime, qui concentre des enjeux majeurs pour le commerce international, bloque actuellement des milliers de navires qui y sont en arrêt.
Bien que la majeure partie du pétrole importé en Afrique ne transite pas forcement par le détroit d’Ormuz, la réorganisation des marchés internationaux, notamment en Europe et en Asie, impacte le marché de l’importation en Afrique. Les traders et les marqueteurs dépensent plus, du fait Navires en arrêt. Le détournement des navires ou les primes d’assurance maritime extrêmement élevées (en raison du risque de conflit) renchérissent le coût des importations, répercutant l’inflation sur les biens de consommation.
Le cas du Cameroun
Selon le trader Cédric Ketchanga, PDG de KC Trade, l’État du Cameroun se bat à maintenir le coût du carburant à la pompe, en supportant les additifs exigés par importateurs, via la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH).
Selon le Trader et Marketeur du marché pétrolier, le Cameroun a qui consomme environ 500 000 Tonnes Métrique par mois, doit recourir à plusieurs marqueteurs qui importent en petites quantités chez les traders, qui a leurs tours achètent dans des raffineries”. Une suite de transaction qui nécessite plus de moyens d’acquisition, par les pays importateurs.
Lesquelles moyens sont supportés par le Gouvernement. “La chance qu’on ait au Cameroun, c’est que l’État, à travers la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH), endosse une grosse responsabilité sur lui, malgré tout ce qui se passe dans le monde”, a-t-il fait savoir.
Il est à noter que le Cameroun a déjà connu deux hausses de prix de carburant en 2023 et 2024. Au regard de la crise actuelle, et selon les analyses du patron de KC Trade, “si la crise persiste au moyen Orient, la flambée des prix des produits pétroliers est en chemin” .











