L’atelier régional qui s’est ouvert ce Lundi à Douala, vise à compiler et valider les résultats 2024 de l’enquête de l’Observatoire des TIC de la zone Cemac, produits par les différents points focaux des pays concernés, afin de mettre à jour les résultats de 2022.
L’atelier régional de validation des rapports actualisés de la cartographie des besoins TIC et des documents cadres de référence des infrastructures TIC en Afrique Centrale, a débuté ce Lundi 26 Février à Douala, pour 6 jours de travaux. L’événement qui se terminera le 28 Février prochain, est placé sous le thème : “Les technologies de Information et de la Communication, un levier important pour l’acceleration du développement et de l’intégration des pays de l’Afrique Centrale”
D’après le coordinateur du PAGIRN, organisme tutelle de l’Observatoire des TIC en zone Cemac, il sera aussi question de clôturer le projet et de solliciter une deuxième phase. Dans le monde, quelque 3,9 milliards de personnes ne sont toujours pas connectées à Internet, majoritairement dans les pays émergents, et près d’un quart se trouve en Afrique. Les rapports de l’UIT à eux seuls précisent que si 84% des foyers sont connectés en Europe, ils sont à peine 15,4% à l’être en Afrique. Pourtant, l’amélioration de l’accès à l’Internet modifie considérablement le paysage économique.
Au niveau régional, la CEMAC et la CEEAC disposent de visions et programmes visant à assurer l’intégration régionale et l’amélioration des conditions de vie des populations à travers les TIC. Malheureusement, les pays de la région Afrique centrale sont parmi les moins avancés en matière de TIC. L’accès des populations aux services de communication reste limité, en dépit de quelques avancées récentes dans les domaines de la téléphonie mobile ou de l’Internet à large bande.

D’après le Coordinateur sous régional du projet suscité en la personne de Raoul Domingo Ayissi, l’africain devrait pouvoir se servir de la même carte sim dans tous les pays de la zone Cemac. “Lorsque vous êtes au Cameroun et que vous traversez la frontière du Gabon par exemple, vous devez automatiquement charger de sim ou d’opérateur pour pouvoir continuer de communiquer”, a-t-il relevé. Le Pr Jean-Jules Tawa, responsable des formations, explique que les opérateurs en zone Cemac devraient disposer d’infrastructures de Télécommunications capables de couvrir toute l’Afrique Centrale de afin garantir l’interconnexion sans tenir compte des frontières. Un problème parmi tant d’autres que l’Observatoire vie à soumettre aux dirigeants d’Afrique Centrale.
Le projet PAGIRN-PPTIC, Financé en majeure partie par L’union européenne, réalisé au Cameroun, au Gabon, au Congo, en RCA, RDC et au Tchad, avait pour principales missions, l’élaboration de la cartographie des besoins TIC qui vise à recueillir auprès des usagers dans les différents pays concernés, leurs besoins réels en termes d’accès, d’usages, de formation en matière d’internet notamment;
L’élaboration des documents cadres de référence des infrastructures TIC, avec pour finalité la production des plans stratégiques des infrastructures régionales et nationales afin de faciliter l’intégration numérique des pays de l’Afrique Centrale; Et le développement du capital humain avec pour objectifs la mise en place d’un réseau universitaire et la formation des personnes sur les thématiques de gouvernance et de planification des infrastructures TIC. Un rapport diagnostic pour chaque pays, ainsi qu’un rapport diagnostic de synthèse pour l’Afrique centrale.
Après les livraisons des enquêtes, les politiques devraient faire bouger les lignes, à travers les décisions à l’endroit des opérateurs de la zone Cemac, pour une synchronisation adaptée aux recommandations de l’Observatoire.











