La plate-forme d’avocats bénévoles et des organisations de la société civile a été créée et placée sous la coordination de Me Akere Muna, Me Claude Assira et Me Alice Kom, pour un état de droit, pour la consolidation des institutions démocratiques et la paix au Cameroun. Elle exige la libération des activistes récemment arrêtés, et met en garde l’état du Cameroun contre des actes de torture.
13 avocats et plusieurs ONG des droits de l’homme sont désormais main dans la main pour repousser au plus loin les violations des droits de l’homme au Cameroun. Réunis à Douala Mercredi dernier, ces hommes du droit national et international ont fait entendre leur voix devant la presse locale et internationale. Ils ont exigé la libération des personnes (activistes) détenues, et annoncé la création de cette plate-forme permanente qui va veiller au grain. Entre autres justificatifs légaux, les avocats ont évoqué au cours du point de presse, les pactes internationaux dont le Cameroun est signataire. Ce qui servirait à poursuivre l’état du Cameroun devant les juridictions internationales en cas de récidive. “Il faut emmener l’état du Cameroun au tribunal pour son histoire de tribunal militaire” a déclaré Maximilienne Ngo Mbe, présidente du Réseaux des Défenseurs des droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC), elle fait également partie de ladite plate-forme.
Dans la déclaration lue à la presse dont la rédaction Wing Press a reçu copie, les hommes de droit dénoncent plusieurs manquements dans les dernières arrestations des activistes au Cameroun. D’après les explications de Me Tamfu Richard, Junior Ngombè a été kidnappé et non interpellé, car il a été piégé et par des hommes en civil, pourtant il n’était pas recherché. Et Maximilienne Ngo Mbe quant à elle rappelle que Steeve Akam alias Ramon Cotta a été interpellé au Gabon et extradé au Cameroun, en violation de la conversation de Genève.
(extrait déclaration) “Les avocats la société civile Expriment leur vive inquiétude quant à la restriction de l’espace civique au Cameroun; ils Exigent la libération immédiate et sans condition de Steve Akam (Ramon Cotta), Tiennent pour responsable le gouvernement Camerounais en cas de torture, traitement inhumain et dégradant et en disparition forcé de ses deux activistes, et mettent en garde les autorités camerounaise contre tout violation de principe de l’état de droit; ils dénoncent toute manœuvre de menace, d’intimidation et de représailles à l’encontre des activistes en ligne, les militants de la démocratie, les défenseurs des Droits Humain et journaliste à l’approche des échéances électorales.”


Le justificatif légal
La plate-forme constituée également de plusieurs ONG, dans sa déclaration en français par Maximilienne Ngo Mbe (présidente du Redhac), et en Anglais par Me Tamfu Richard, a mentionné plusieurs textes contenus dans la constitution camerounaise :
« Nul ne peut être inquiété en raison de ses origines, de ses opinions ou croyances en matière religieuses, philosophiques ou politiques sous réserve du respect de l’ordre public et des bonnes mœurs. La liberté de communication, la liberté d’expression, la liberté de presse, la liberté de réunion, la liberté d’association, la liberté syndicale et le droit de grève sont garantis dans les conditions fixées par la loi »
Art 9: « Toute personne a le droit d’exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements » ; Art 19: « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».
Le Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques (PIRDCP). Art 19 al 1: « Nul ne peut être inquiété pour ses opinions » Art 2: « Toute personne a droit à la liberté d’expression, ce droit comprend la liberté de rechercher, recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix”
Me AKERE MUNA, Me Alice NKOM, Me Claude ASSIRA, Me Calvin JOB, Me Gladys MBUYA, Me Richard TAMFU, Me Laurie MEBOUNG, Me Fénélon MAHOP SEN, Me TCHIELIEBOU Serge, Me Emmanuel SIMH, Me Francine NYOBE, Me Dorcas NKONGME, Me Félix AGBOR BALA, avec l’appui de plusieurs organisations de la société civile dont l’ONG Un Monde à Venir, le Réseau des Défenseurs des droits de l’homme en Afrique Centrale (Redhac). Le Groupe de 13 avocats au barreau du Cameroun, désormais main dans la main pour la défense des droits des citoyens camerounais a tenu cette conférence de presse organisée au Siège du Redhac Douala, à la suite les arrestations de Junior Ngombè et Steve Akam (Ramon Cotta). « L’arrestation de Junior Ngombè à Douala le 30 Juillet dernier, et celui de Steeve Akam le 19 Juillet dernier au Gabon et extradé au Cameroun. Steeve Akam a été extradé en violation de la convention de Genève, et Junior Ngombè a été Enlevé car l’arrestation ne répondait a aucune norme juridique (Junior Ngombè a été libéré alors que la conférence se tenait encore.) ont-ils fait savoir.
Les parties prenantes de la plate-forme qui se veut une véritable armée d’homme de droit, sont désormais rangés en ordre de bataille contre les violations des droits humains et des libertés au Cameroun. En plus d’exiger les libérations sans condition des activistes récemment arrêtés, le collège d’avocats met en garde le Gouvernement Camerounais contre toute violation des droits de l’homme, qui serait de fait en contradiction avec la construction camerounaise et plusieurs pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme.
Billy Kolla













