Le dialogue franc et engagé s’est effectué au cours d’un atelier de lancement qui a duré deux jours dans l’arrondissement de Douala 1er, présidé par le Secrétaire Général du Minepded, en présence du Directeur National WWF Cameroun. Le discours de bienvenu a été prononcé par Moussongui Dieudonné, 1er Adjoint au maire de Douala 1er, en sa qualité de représentant du maire.
56 personnes, issues des équipes techniques restreintes du Minepded et du Fond Mondial pour la Nature (WWF) se réunissent à Douala les 29 et 30 Juillet 2024, dans le cadre de l’Atelier de lancement du projet BIODEV-PHASE 2 au Cameroun. D’après le document y afférent parvenu à notre rédaction, Il est question au cours de cette réunion, “d’engager les parties prenantes dans un dialogue multi-acteurs réunissant les ministères sectoriels impliqués dans la gestion de la biodiversité, les OSC, différents partenaires techniques et les acteurs du secteur privé pour une bonne compréhension de la vision, des objectifs et des actions à mettre en œuvre dans le cadre de la Phase 2 de l’initiative BIODEV2030.”
Entre autres activités, cet atelier permet également de présenter la synthèse des résultats de la phase 1 du projet BIODEV2030. Ensuite Présenter les activités de BIODEV2030 phase 2, et sélectionner un paysage pilote pour la mise en œuvre du projet au niveau du terrain. D’après Paul Tchawa, Secrétaire Général du Minepded, qui a présidé la cérémonie de lancement en sa qualité du représentant du Ministre de l’environnement… “le BIODEV2030 1 a été une phase expérimentale, au cours de laquelle, des études avaient été menées pour comprendre les véritables leviers et les principales pressions qui s’exercent sur la biodiversité. On a l’habitude de croire que c’est la déforestation, c’est l’exploitation industrielle. On évoque plein d’autres leviers, mais finalement l’étude a plutôt indexé d’autres secteurs comme ceux-là qui exercent le poids sur la biodiversité. Et donc, c’est sur ces autres secteurs qui ont été détectés, qu’il faudrait se concentrer et les considérer avec plus de détermination, plus de méthode. Ceci étant, vu que cette 1ere phase a été interrompue et maintenue on repart pour approfondir les diagnostics, et surtout pour arrimer avec les engagements pris. Nous avons pris des engagements au niveau international, et il faudrait que l’attention que nous accordons à la biodiversité, et les indicateurs que nous structurons, puisse être en phase avec ce cadre, et que nous soyons prêts comme beaucoup d’autres pays, afin que nos efforts soient appréciés de manières comparatives.”
Objectifs de l’atelier expliqués par le Directeur National de WWF Cameroun
Selon M. Alain Ononino, l’objectif est de soutenir les autorités publiques sur l’intégration de la biodiversité dans les politiques sectorielles. Le DG a précisé au micro de Wing Press Africa, que la 1ère phase a permis d’identifier deux principaux secteurs qui contribuent négativement à la biodiversité : l’agriculture et l’industrie. Mais, au Cameroun, ces deux secteurs sont également des secteurs de développement. Il est donc question de concilier la protection de la biodiversité et le développement à travers l’agriculture, les infrastructures et les autres pôles de développement. C’est pour ça que ce projet, va accompagner les autorités, afin que la Biodiversité soit intégrée dans les politiques sectorielles de développement.”a-t-il expliqué à notre reporter
“Le second objectif est collectif, il s’agit à la fois pour les autorités, le secteur privé, les communautés locales et toutes les autres parties prenantes dont les partenaires techniques et financiers, de réfléchir collectivement à quelques actions concrètes à mettre en œuvre sur le terrain, en vue de préserver la biodiversité”a-t-il également confié à Wing Press Africa.
La part de la mairie de Douala 1er, arrondissement hôte représenté par le 1er adjoint au maire
Dans son discours de circonstance, Moussongui Dieudonné, représentant de la commune de Douala 1er déclare : “Douala 1er les villes africaines connaissent des difficultés auxquelles font fassent tant les acteurs municipaux, les opérateurs économiques, les entrepreneurs sociaux, que les citoyens. Ce en dépit de tous les efforts déployés par les mairies et le Gouvernement Camerounais. Parmi ces défis associés à la croissance exponentielle des villes, de leurs populations et de leurs activités, figure la préservation de la biodiversité et la gestion durable des villes. De notre point de vue, la biodiversité est le réseau vital pour l’humanité, auquel sont accordées toutes les espèces, afin que son équilibre de vie sur terre soit maintenu et préservé”. Dans sa planification du développement durable, la commune d’arrondissement de Douala 1er, avec l’appui de l’union européenne, dans le cadre d’un projet de l’unesco, a élaboré son agenda 2021 locale. L’implémentation des résolutions de cette large consultation a donné lieu au renforcement de la diversité florale de notre territoire à travers le planting d’arbre fruitier”
Le projet BIODEV2030, expliqué par la WWF
Le projet BIODEV2030 : « Une initiative pour la Biodiversité et le Développement durable » a été lancé en 2020 dans 16 pays pilotes, dont le Cameroun, et a pour mission de promouvoir un dialogue multipartite basé sur la science, mobilisant tous les acteurs : États, secteur privé, organisations de la société civile, peuples autochtones et communautés locales – autour de la gestion durable de la biodiversité.
La première phase du projet (2019-2022) a permis d’instaurer une vision nationale commune et d’identifier les deux secteurs les plus impactant sur la biodiversité au Cameroun (Agriculture et infrastructure) et des pistes d’engagements concrets pour transformer les pratiques productives dans ces deux secteurs.
Pour la phase II du projet BIODEV2030 (2023-2026), l’objectif vise à consolider les acquis de la première phase et à contribuer à la mise en œuvre du Cadre de Kunming-Montréal grâce à l’adoption de pratiques productives respectueuses de la biodiversité, à travers l’atteinte des trois sous-objectifs suivants.
Billy Kolla













