À cet effet, un atelier de formation réunissant 6 pays africains est organisé à Douala sur trois jours. Les prises en charge et les préventions doivent faire l’objet de transparence et de surveillance auprès des communautés, pour un meilleur suivi.
L’ONUSIDA, en partenariat avec Expertise France, Coalition Plus et Affirmative action, organise à Douala durant 3 jours, un atelier de renforcement des capacités des acteurs de Santé Communautaire. L’événement qui se tient depuis ce matin à l’hôtel Prince de Galles à Douala, réunit des acteurs de lutte et de prise en charge des maladies épidémiques, et des organisations de la société civile, de 6 pays d’Afrique, pour des échanges d’expérience, en vue d’accroître la transparence sur la gestion des maladies épidémiques, en particulier le VIH SIDA.
L’atelier regroupe 6 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, qui sont tous au Cameroun pour se rassurer que tous les mécanismes, partant de la prévention jusqu’au soins des patients de VIH soient constamment surveillés. Et, que les communautés soient en capacité de voir ce qui se passe, de poser les questions s’il y a des dysfonctionnements. Par exemple, s’il y a pénurie d’antirétroviraux, les séropositifs ne seront plus traités, et c’est très grave.
Et donc, Si on arrive à cette situation, il faut que les communautés soient à mesure de savoir où se situe le problème, qui sera présentée au ministère de la santé, qui a son tour trouvera certainement des solutions. D’après Yotta Serge, Directeur plaidoyer de Coalition plus qui a fait ces explications à Wing Press Africa, “Le but est de donner du pouvoir aux communautés, afin qu’elles soient en mesure de voir tous les dysfonctionnements, et de pousser pour qu’il y ait ajustement des politiques et qu’on rentre dans la norme qui a été arrêté par les instances faîtière de la Santé.

Contexte et justification
L’atelier de formation des membres des dispositifs de suivi dirigés par la Communauté sur l’utilisation des données CLM (Community Led Monitoring) pour du plaidoyer se déroule dans le cadre du projet « La réponse communautaire à la stigmatisation et la discrimination et la réforme législative en Afrique de l’Ouest et du Centre AOC» qui vise à favoriser l’accès des populations clés, adolescents∙es, filles et jeunes femmes à des services VIH inclusifs, respectueux des droits humains dans six (06) pays d’AOC, par la réforme juridique et la lutte contre la stigmatisation, la discrimination et les violences basées sur le genre (VBG) en milieu de soins.
Ce projet se base sur le constat que la stigmatisation, la discrimination, les normes sexistes néfastes, et les lois et politiques discriminatoires continuent d’empêcher les populations vulnérables d’accéder pleinement aux services de prévention, de dépistage et de traitement du VIH. Dans cette optique, des dispositifs de suivi du VIH dirigés par les communautés concernées (CLM) ont été mis en place. Le CLM est un mécanisme de redevabilité qui permet d’impliquer les communautés dans la surveillance et l’évaluation des programmes de lutte contre le VIH.
“Le CLM permet également aux communautés de participer activement aux décisions qui les concernent, ce qui renforce leur sentiment d’appartenance et leur pouvoir d’agir. En prenant en main le suivi de l’efficacité des programmes et des services, les communautés deviennent moins dépendantes des institutions externes. Les membres de la communauté ont une connaissance approfondie des besoins locaux et peuvent identifier les lacunes des services existants. Les problèmes peuvent être signalés et résolus plus rapidement, car les canaux de communication sont plus directs. Les services peuvent être adaptés aux besoins spécifiques de chaque communauté, en tenant compte de leurs contextes culturels et sociaux” explique le Comité d’organisation.

La participation du Sénégal, l’un des pays présents
Le Directeur technique de l’Alliance Nationale des Communautés pour la Santé au Sénégal, une organisation de la société civile, qui travaille dans la Santé Communautaire et particulièrement dans la riposte au VIH SIDA, a déclaré au micro de Wing Press Africa : “Nous sommes à cet atelier dans le cadre des suivis dirigés par les communautés, pour apporter l’expérience du Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre de cette thématique qui est très importante, notamment pour les acteurs communautaire, qui a travers cette stratégie peuvent suivre eux-mêmes et surveiller les indicateurs de performance des programmes. Mais aussi, collecter des informations importantes pour prendre des décisions. Mais aussi faire un bon plaidoyer pour l’amélioration des services de santé. Mais en dehors de l’amélioration des services de santé, il est question de faire en sorte que les populations les plus vulnérables, aux maladies, puissent accéder aux services, et que que leurs droits à la santé soient respectés”, a déclaré au micro de Wing Press Africa, M. Thiandoume Massogui.
Billy Kolla
















