Dans le cadre de la montée en puissance de la diplomatie climatique africaine, le Président de la Commission de la CEMAC, S.E. Baltasar ENGONGA EDJO’O, a pris une part active au Conseil des Ministres de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), élargi aux Ministres des Finances.
Cette rencontre de haut niveau, tenue dans la capitale congolaise, est une étape charnière en prélude du Sommet de Nairobi (12 mai 2026) et de la grande Table Ronde des Bailleurs de Fonds prévue le 26 mai 2026.
Au cours de son intervention, le Président de la Commission de la CEMAC a rappelé l’importance vitale du Bassin du Congo, véritable poumon écologique mondial doté d’un stock carbone de 610 millions de tonnes par an. Face aux enjeux financiers, il a exhorté les ministres à une rigueur absolue pour garantir la crédibilité technique des projets présentés aux partenaires internationaux.
La structuration financière du Fonds Bleu affiche des ambitions claires :
• 254 projets évalués techniquement par la BDEAC (Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale
• 53 projets matures retenus dans le portefeuille prioritaire.
• Un besoin d’investissement global s’élevant à 4,649 milliards USD.Un délai de 15 jours a été accordé aux États membres pour l’harmonisation finale et l’endossement officiel de ces fiches projets.

Vers une Gouvernance Inclusive : La CEMAC en Première Ligne
L’un des points saillants de cette session est la recommandation majeure visant l’inclusion directe de la CEMAC et de la SADC dans les instances de gouvernance du Fonds Bleu. Cette intégration stratégique permettra de :
• Assurer une cohérence parfaite entre les politiques climatiques et les stratégies de développement régional.
• Créer des synergies avec les programmes sectoriels tels que l’agriculture, l’énergie et l’économie bleue.
• Affirmer le leadership de la CEMAC en tant qu’acteur clé de l’intégration économique face aux impératifs environnementaux.
Le Conseil a également jeté les bases d’une position africaine unifiée concernant le marché des crédits carbone. Sous l’impulsion des orientations de la Déclaration de Nairobi, les travaux visent à défendre une compensation équitable des services écosystémiques et à éviter une marchandisation incontrôlée des ressources naturelles.
En clôture des travaux, il a été réaffirmé que le succès de la mobilisation des fonds dépendra de trois piliers : la transparence de la gouvernance, la rigueur technique du portefeuille et l’unité de la voix africaine.











