Au cours de la célébration de la Journée Internationale des Forêts à Douala, le Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), était représenté par Toko Gérard, et quelques uns de ses collaborateurs, avec pour la circonstance un stand d’exposition des œuvres et services de l’intitution internationale. Dans son discours, le représentant de la FAO a présenté les états de service de l’organisation et surtout ses engagements au Cameroun. Voici l’essentiel du discours de M. Gérard Toko.
Le thème de cette année, « Forêts et aliments », nous rappelle que la FAO est investie de la haute mission d’assurer la sécurité alimentaire des populations chaque jour, partout dans le monde. Selon le rapport sur l’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, environ 730 millions de personnes ont souffert de la faim en 2023. Au Cameroun, selon le Cadre Harmonisé (mars à mai 2024), environ 10% de la population, soit un peu plus de 2,5 millions de personnes, sont en insécurité alimentaire et nutritionnelle aiguë.
Face à cette situation, les forêts constituent un atout majeur pour renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. En effet, elles procurent nourriture, substances médicinales et moyens de subsistance à plus de 5 milliards de personnes, qui s’alimentent, se soignent et assurent leur subsistance grâce aux forêts et aux produits forestiers non ligneux. Les forêts offrent une variété de produits alimentaires tels que fruits, fruits à coque, graines, racines, tubercules, feuilles, champignons, miel, gibier et insectes, qui sont riches en nutriments essentiels.
Les forêts sont également cruciales pour l’agriculture. Elles fournissent des abris aux pollinisateurs, maintiennent les sols en bonne santé, retiennent l’eau, offrent de la nourriture et de l’ombre aux animaux d’élevage, régulent les températures, protègent les cultures contre le vent et favorisent les précipitations. Le gibier, abondant dans les forêts, constitue une source essentielle de protéines et de micronutriments pour les peuples autochtones et les communautés rurales.
En enrichissant les sols, en fournissant de l’eau potable et en participant à l’équilibre du climat, la foret soutient l’agriculture qui nourrit l’humanité. Les forêts sont les supermarchés de la natureC’est également l’occasion de magnifier le rôle important que joue les femmes dans ce sous-secteur.
Les initiatives telles que celles menées dans les Forêts Modèles de Dja et Mpomo et de Campo Ma’an ont permis à des groupes de femmes de produire et commercialiser des produits forestiers non ligneux comme les champignons, le miel, les huiles et les cosmétiques à base de plantes tropicales. Ces efforts renforcent leur indépendance économique tout en contribuant à la gestion durable des ressources naturelles.

– La Révision et la mise en œuvre du plan national de développement des produits forestiers non ligneux avec une assistance technique pour la collecte de données statistiques et le développement de documents de projet.
– La Gestion durable de la faune sauvage dans vingt villages riverains de la réserve du Dja, avec une sensibilisation des communautés à la préservation de la viande de brousse et l’identification d’activités alternatives à la chasse du gibier.
– L’Identification des sites de conservation de la biodiversité et de carbone dans la révision des plans d’aménagement des forêts communales.
– L’Élimination de la déforestation dans la filière cacao en garantissant un revenu minimum vital aux producteurs.
– La Restauration des écosystèmes des mangroves avec une Stratégie nationale de gestion durable des mangroves et autres écosystèmes côtiers à l’horizon 2025.
– La Restauration de 5000 ha de terres dégradées pour améliorer la fertilité des sols et la production agricole.
– La protection de notre alimentation et de nos conditions de vie passe par une gestion judicieuse des forêts. Il faut prendre soin des forêts pour nourrir l’humanité. Il s’agit d’une bataille commune et inclusive qui nous interpelle tous.
La FAO réitère son engagement sans relâche à œuvrer auprès de l’État du Cameroun pour renforcer la contribution du secteur forestier à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.













