Le texte sur “les droits sexuels et les valeurs familiales” est l’une des promesses du président John Mahama lors de l’élection. Le président ghanéen devrait signer l’entrée en vigueur d’ici peu. La nouvelle loi prévoit jusqu’à 3 ans et 5 ans de prison et des amendes pour les coupables. Plusieurs pays africains ont également pris le taureau par les cornes, au grand dam des puissants Lobbys.
Les 275 députés du Parlement ghanéen ont voté à l’unanimité vendredi 29 mai dernier, une loi anti-LGBT+, qui attend la promulgation du président John Mahama. L’approbation de cette législation contre l’homosexualité vient s’ajouter à celle du Sénégal en 2024, qui a durcit le ton contre cette pratique contraire au valeurs et principes fondamentaux de l’humanité.
Le Ghana et le Sénégal en 2026, comme plusieurs pays africains auparavant
Au Ghana, la nouvelle loi prévoit des peines de prison allant jusqu’à 3 ans pour les personnes reconnues coupables de relations homosexuelles. Cette loi sur les droits sexuels et les valeurs familiales prévoit également, 3 à 5 ans de prison pour ceux qui se rendront coupables de promotion, de parrainage ou de soutien intentionnel des activités LGBTQ. Pour ces infractions, des amendes vont de 750 à 5 000 unités de pénalité ce qui équivaut à environ 9 000 à 60 000 Cedis ghanéens, soit environ 720 à 4 800 Dollars américains.
Au Sénégal, la loi contre l’homosexualité a été considérablement durcie en mars 2026. Le Président Diomaye Faye, d’obéissance musulmane, a promulgué une nouvelle législation modifiant le Code pénal, qui punit désormais les relations entre personnes du même sexe de 5 à 10 ans d’emprisonnement, contre 1 à 5 ans auparavant.
Une dizaine de pays africains prévoient des peines allant de dix ans à la prison à perpétuité, notamment le Soudan, le Kenya, la Tanzanie et la Sierra Leone. La peine de mort est appliquée en Ouganda, en Mauritanie et en Somalie.

Une pratique rejetée en bloc par le Ghana qui subit des pressions occidentales
Le Ghana, pays extrêmement religieux, avec une majorité chrétienne et une forte minorité musulmane, refuse de laisser la société s’envenimer de pratiques sexuelles contre-nature depuis des siècles. Les chefs religieux et traditionnels exercent une influence majeure et rejettent l’homosexualité qu’ils considèrent comme un péché ou une déviance. Le récent texte qui défend des “valeurs familiales”, est massivement soutenu par l’opinion publique locale, qui estime indispensable de sacraliser le modèle familial traditionnel ghanéen face aux normes progressistes étrangères.
L’initiative a été largement portée par des députés de l’opposition et soutenue par le pouvoir actuel. Pour de nombreux politiciens, légiférer contre les droits LGBT+ est une manière d’affirmer l’indépendance culturelle du pays face aux injonctions des gouvernements et des ONG occidentaux.















