D’après la gendarmerie, il s’agit en effet d’une organisation paramilitaire clandestine dotée d’uniformes, de grades et d’armes de défense implantée dans une centaine d’Arrondissements du Cameroun.
Le Poste de Commandement Opérationnel de la Gendarmerie Nationale (PCOPS) a démantelé une organisation usurpant les prérogatives des Forces Défense et de Sécurité et se faisant passer comme etant mandaté par l’Organisation des Nations Unies (ONU).
Dans le communiqué sur ses plateformes en ligne, la Gendarmerie Nationale explique que tout est parti d’une alerte du Ministère des Relations Extérieures signalant l’existence d’une association camerounaise de promotion des droits de l’Homme utilisant les symboles des Nations Unies (ONU) et qui avait même réussi à faire nommer ses représentants auprès de l’Union Européenne et l’Union Africaine. L’enquête ouverte au Poste de Contrôle susmentionné a conduit à l’interpellation de deux leaders de l’Organisation pour la Défense des Droits de l’Homme (ODDH International) notamment le Président, la Secrétaire Générale ainsi que six affidés.
Un réseau clandestins bien organisé, armé jusqu’au dents
La perquisition de leurs domiciles a permis aux Pandores de saisir des armes de guerre, des armes de chasse, des cachets, des poignards, des tenues militaires, des tenues du GPIGN portant également des effigies de l’ODDH International, des laissez-passer, des rangers, des galons, des documents avec le sceau de la Sûreté Nationale (convocation, PV d’audition…), des cartes professionnelles, des fiches d’engagement, des ordres de mission.

D’après le Lieutenant-Colonel NANA II Georges Parfait, Chef de Poste de Commandement Opérationnel, l’ODDH International est une organisation légale qui s’est détournée de sa mission première de promotion et défense des droits de l’Homme pour se substituer aux Officiers de Police Judiciaire, en procédant aux interpellations, aux auditions, aux convocations. Il s’agit en effet d’une organisation paramilitaire dotée d’uniformes, de grades et d’armes de défense implantée dans une centaine d’Arrondissements du Cameroun.
Les membres du réseau avaient également pour mode opératoire de se faire passer pour les éléments de la Gendarmerie Nationale et de la Police afin d’extorquer les citoyens. Ils utilisaient les symboles de l’ONU et se sont octroyés des auto-immunités pour éviter les contrôles routiers et faciliter leur accès aux institutions.
Des faussaires de haut niveau depuis 17 ans
Dans le but de gagner la confiance de ses victimes, le président de l’ODDH International usurpait plusieurs titres en fonction des circonstances, notamment : Haut-Commissaire, Officier Général, Ambassadeur ou Chevalier. Il avait comme collaborateurs des usurpateurs de titres de Commissaire et d’Inspecteur de Police. Entendu, le président de l’ODDH International a affirmé mener cette activité depuis 2009. Il a également déclaré qu’il recrutait ses adeptes sur les réseaux sociaux.
Le Lieutenant-Colonel NANA II Georges Parfait a invité les autorités civiles et militaires ainsi que les populations à plus de vigilance et surtout à dénoncer toutes attitudes ou activités suspectes en appelant gratuitement les numéros verts de la Gendarmerie Nationale (113 ou 1501). Les suspects seront mis à la disposition de la justice dans les prochains jours. L’enquête se poursuit au PCOPS pour retrouver tous les membres de l’organisation.















