Née le 14 février 1995 à Yaoundé, la cinéaste canado-camerounaise Tina Nalova vient de franchir une nouvelle étape dans son parcours avec son premier court métrage, distingué du prix du Meilleur premier court métrage au TINFF10, à Toronto. De ses premiers textes écrits dans des cahiers d’écolière à la réalisation, son parcours raconte l’émergence d’une créatrice africaine désormais tournée vers la scène internationale.
À 31 ans, Tina Nalova commence à inscrire son nom dans le paysage du cinéma indépendant international. Son parcours est celui d’une jeune Camerounaise dont la passion pour les histoires et l’écriture s’est progressivement transformée en vocation cinématographique.
Née de Jacob et Yoti Ikome, originaires de Buéa, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, elle grandit à Yaoundé au sein d’une famille de classe moyenne, avec ses trois frères. Très tôt, la création occupe une place importante dans son quotidien. À l’école, elle participe aux pièces de théâtre et développe parallèlement le goût de l’écriture. Poèmes, idées de scénarios et premières histoires prennent forme dans ses cahiers d’exercices. Cette inclination pour les récits va progressivement orienter ses choix académiques.
Du journalisme au cinéma
Après ses études secondaires au LBA, Tina Nalova poursuit une formation en journalisme et communication de masse à l’Université de Buéa, où elle obtient un Bachelor of Science en Journalism and Mass Communication.
Elle approfondit ensuite son parcours avec un master en journalisme international à Liverpool, au Royaume-Uni. Après cette formation, elle s’installe au Canada, où son parcours professionnel et artistique prend une nouvelle dimension. Cette trajectoire entre le Cameroun, le Royaume-Uni et le Canada nourrit progressivement son regard sur les sociétés, les relations humaines et les histoires qu’elle souhaite raconter.

Une première réalisation remarquée à Toronto
Avec son premier court métrage, Tina Nalova franchit une étape décisive en passant de l’écriture à la réalisation. Elle cumule plusieurs fonctions sur le projet : scénariste, réalisatrice, productrice, monteuse et actrice principale. Elle partage notamment l’écran avec Oluwatoyese Akinsoji, connue sous le nom de Toye Tee. L’œuvre explore les tensions psychologiques au sein d’un couple confronté à la tromperie, aux traumatismes et aux blessures du passé. Une approche qui privilégie les non-dits, les conflits intimes et la complexité des relations humaines.
Lors de la 10e édition du Toronto International Nollywood Film Festival, la production décroche le prix du Meilleur premier court métrage. Une distinction qui marque une première reconnaissance internationale pour la cinéaste.
Une trajectoire entre Afrique et diaspora
Le parcours de Tina Nalova s’inscrit dans celui d’une génération de créateurs africains et de la diaspora qui cherchent à porter leurs propres récits sur les scènes internationales. Son expérience est aussi celle d’une artiste façonnée par plusieurs espaces culturels. Née au Cameroun, formée en partie en Europe et désormais établie au Canada, elle puise dans ces différentes expériences pour construire son identité artistique. Dans sa vie personnelle, Tina Nalova est mariée, tout en poursuivant son développement professionnel dans l’univers du cinéma.
La récompense obtenue à Toronto vient ainsi couronner une trajectoire commencée bien avant le passage derrière la caméra : celle d’une jeune fille de Yaoundé qui écrivait déjà ses premières histoires dans ses cahiers et qui cherche désormais à les porter sur les écrans. Cette première distinction ouvre un nouveau chapitre de son parcours. Elle pourrait également servir de tremplin à de futurs projets et renforcer sa présence dans les circuits du cinéma indépendant international.
















